samedi 31 mars 2018

James Faulkner en Saint Paul

James Faulkner en Saint Paul
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Vendredi de la semaine dernière, est arrivé sur nos écrans de cinéma, en langue anglaise, le film: Paul, Apostle of Christ. La date de la sortie de ce film avait été choisie depuis longtemps; il avait été décidé que ce film sortirait en salle une semaine avant le Vendredi Saint, jour où nous commémorons la mort de Jésus sur la croix. Saint Paul, dans sa Lettre aux Galates, nous dit que la croix de Jésus est sa seule fierté: « Pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde » (Galates 6, 14).

J’irai probablement voir le film durant l’octave de Pâques et peut-être même avec le supérieur général de notre Congrégation religieuse, le Père David Nicgorski omv, qui vient nous visiter ici à Montréal la semaine prochaine.

Le film m’intéresse en particulier à cause du fait qu’il a été produit par ODB Films, qui est une compagnie cinématographique catholique. La plupart des films portant sur Jésus ont été faits et produits par nos frères protestants. Je n’ai rien contre cela, au contraire, mais je me réjouis de voir des producteurs de films qui sont catholiques, prendre au sérieux leur rôle de baptisés en faisant connaître Jésus au moyen du septième art. 

The Catholics Behind 'Paul, Apostle of Christ': Filmmakers Andrew ...

https://www.youtube.com/watch?v=n8G31vzk8yM
23 mars 2018 - Téléversé par Family Theater Productions
In part two of a multi-part interview, "PaulApostle of Christ" filmmakers Andrew Hyatt and T. J. Berden ...

The Making of 'Paul, Apostle of Christ' | This is the Day - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=FY90wihLbMg
23 mars 2018 - Téléversé par The CatholicTV Network
Eric Groth, producer of 'PaulApostle of Christ,' talks about making the film and what we can learn about ...
Andrew Hyatt, le metteur en scène du film et celui qui a écrit le scénario, est aussi à ma connaissance un catholique convaincu. Dans une interview qu'a accordée Hyatt, celui-ci nous dit que les acteurs choisis pour le film n'étaient pas particulièrement des croyants en Jésus, à l'exception de Jim Caviezel qui est un fervent catholique (1). En parlant de ces acteurs non particulièrement croyants en Jésus, Hyatt mentionne spécifiquement James Faulkner et Olivier Martinez. J'ai lu en quelque part que Faulkner est un anglican de longue date. Mais d'après une interview où Faulkner parle du film (2), il ne semblait pas, du moins avant le tournage du film, être vraiment chrétien. Mais tout cela serait bien sûr à vérifier. Je vous laisse faire votre propre recherche. 

Une chose est certaine cependant, l'acteur James Faulkner, en interprétant la figure gigantesque de l'apôtre Paul pour le grand écran, a été profondément touché et transformé. Voici son témoignage: 

« Je n'ai pas joué Paul, il m'a joué. J'étais imbu de l'esprit de Paul et j'ai trouvé cela transformant. J'ai senti que j'ai été transformé par le script (l'écriture) d'Andrew et par sa direction artistique. J'avais une page entière de notes sur la façon de jouer Paul - rien de précis mais des notes qui me disaient en gros comment je devais approcher le personnage. Je n'ai jamais eu un directeur qui me guide ainsi à propos d'un personnage. » (2)

« Extraordinaire. L’histoire en son entier est extraordinaire. En un sens, j’étais préparé à jouer Paul parce que j’ai joué dans le passé de nombreux vilains. Il y a encore un peu d’amour en moi et le film peut réveiller cet amour. Et il l’a fait. Pour moi, ce fut une expérience de transformation. Vous ne pouvez pas dire les mots de Paul sans croire en eux. Vous ne pouvez pas dire ces mots sans qu’ils vous changent. Par exemple, Paul dit dans le film: « On ne peut pas rendre le mal pour le mal. Le mal peut seulement être vaicu par le bien. » (3)    


(1) Church POP - Q&A with Andrew Hyatt, Writer & Director of... - Facebook

https://www.facebook.com/churchpopsite/videos/1480621168734063/
Q&A with Andrew HyattWriter & Director of "Paul, Apostle of Christ” (LIVE with Caroline, Episode 60) Andrew ..


(2) British actor didn't play title role of Paul in movie: 'It played me' | The ...

www.catholicsun.org › FEATURED

(3) 'A Transformative Experience': Why 'Paul, Apostle of Christ' Was a Life ...

https://www1.cbn.com/cbnnews/.../a-transformative-experience-wh...




 

vendredi 30 mars 2018

Le geste le plus important de ma vie


« Le geste le plus important de ma vie »

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Mes confrères Oblats de la Vierge Marie qui habitent à Nice, en France, sont responsables d’une revue appelée La Revue Sainte-Rita. Cette revue est publiée à chaque mois. Dans le numéro du mois de mars, un article m’a beaucoup touché car il montre à l’évidence que les gestes dont nous serons le plus fiers au terme de notre vie, seront probablement des gestes que nous avons posés sans être conscients de leur importance. En écoutant notre cœur, que l’Esprit Saint habite en permanence, nous pouvons faire toute une différence dans la vie des gens que nous rencontrons. Le texte qui suit respire l’humilité de la personne qui l’a vécue, humilité qui a même poussé, semble-t-il, son auteur à demeurer incognito.

Un taxi à New-York raconte :
Je suis arrivé à l’adresse et j’ai klaxonné. Après avoir attendu quelques minutes, je klaxonne à nouveau. Comme il s’agissait de ma dernière course de la journée, je pensais partir, mais finalement je me suis stationné, puis je me suis dirigé vers la porte et j’ai toqué.
« Juste une minute », a répondu une voix de personne âgée. Je pouvais entendre quelque chose qui traînait sur le plancher.
Après une longue pause, la porte s’ouvrit. Une petite femme de 90 ans se tenait devant moi. Elle portait une robe imprimée et un chapeau à voilette, ressemblant à un personnage de film des années 1940.
À côté d’elle il y avait une petite valise en nylon. L’appartement semblait comme si personne n’avait vécu dedans depuis des années. Tout le mobilier était recouvert de draps.
Il n’y avait pas d’horloge sur les murs, pas de bibelot ni aucun ustensile sur les comptoirs. Dans un coin il y avait une boîte en carton remplie de photos et de verrerie.
« Pourriez-vous porter mon bagage jusqu’à la voiture ? » dit-elle. J’ai porté la valise jusqu’à mon véhicule, puis suis retourné aider la femme.
Elle prit mon bras et nous avons marché lentement vers le bord du trottoir.
Elle n’arrêtait pas de me remercier pour ma gentillesse. « Ce n’est rien », lui ai-je dit. « J’essaie simplement de traiter mes passagers de la façon dont je voudrais que ma mère soit traitée. »
« Oh, tu es un bon garçon », dit-elle.
Quand nous sommes arrivés dans la voiture, elle m’a donné une adresse, puis demanda : « Pouvez-vous passer par le centre-ville ? »
« Ce n’est pas le plus court chemin », répondis-je.
« Oh, cela ne me dérange pas », dit-elle. « Je ne suis pas pressée. Je me rends au centre de soins palliatifs. »
J’ai regardé dans le rétroviseur. Ses yeux scintillaient. « Je n’ai pas de famille » reprit-elle d’une voix douce. « Le docteur dit que je n’en ai plus pour très longtemps. » J’ai discrètement arrêté le compteur.
« Quelle route voudriez-vous que je prenne ? » demandai-je.
Pendant les deux heures qui ont suivi, nous avons roulé à travers la ville. Elle m’a montré le bâtiment où elle avait travaillé comme opérateur d’ascenseur.
Nous avons traversé le quartier où elle et son mari avaient vécu quand ils étaient jeunes mariés. Elle m’a fait arrêter devant d’un entrepôt de meubles qui était à l’époque une salle de bal où elle était allée danser lorsqu’elle était jeune fille.
Parfois, elle me demandait de ralentir en face d’un bâtiment particulier ou dans un coin et s’asseyait le regard perdu dans l’obscurité, sans rien dire.
Lorsque le soleil commença à rejoindre l’horizon, elle dit soudain : « Je suis fatiguée, j’aimerais que nous y allions maintenant. »
Nous avons roulé en silence à l’adresse qu’elle m’avait donnée. C’était un petit édifice, comme une petite maison de convalescence, avec un portique pour rentrer dans une allée. Deux infirmiers sont sortis et se sont dirigés vers le taxi. Ils étaient très attentionnés et surveillaient tous les mouvements de la vieille dame. Visiblement ils attendaient son arrivée.
J’ai ouvert le coffre et porté la petite valise jusqu’à la porte. La femme était déjà assise dans un fauteuil roulant.
« Combien vous dois-je ? » m’a-t-elle demandé, en ouvrant son sac.
« Rien », lui dis-je.
« Vous devez gagner votre vie », répondit-elle.
« Il y aura d’autres passagers », ai-je répondu.
Presque sans y penser, je me suis penché et lui ai donné une accolade. Elle me serra fort.
« Vous avez donné un petit moment de joie à une vieille dame », dit-elle. « Je vous remercie. »
Je lui serrai la main, et me retournai. Derrière moi, une porte a claqué, c’était le bruit d’une vie qui se termine.
Je n’ai pris aucun passager le reste de ma course. J’ai conduit sans but, perdu dans mes pensées.
Je n’ai pratiquement pas parlé le reste de la soirée. Que se serait-il passé si cette femme avait eu à faire à un chauffeur en colère, ou à quelqu’un d’impatient et pressé ? Et si j’avais refusé de prendre la course, ou avais klaxonné plusieurs fois, puis serais parti sans attendre ?
Après réflexion, je ne pense pas avoir fait quelque chose de plus important dans ma vie.
Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention.

Anonyme
Le 9 octobre 2017.

Source: « Le geste le plus important de ma vie » - Sainte-Rita.Net

www.sainte-rita.net/actualites/539-le-geste-le-plus-important-de-ma-vie



Chemin de la Croix (3)


CHEMIN DE LA CROIX (3)

Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements.


Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Jésus, à la dernière Cène, tu as quitté ton vêtement pour laver les pieds de tes disciples. Mais au Golgotha, on t’a dépouillé de tes vêtements, sans aucune considération pour ta dignité humaine. On a littéralement arraché les vêtements qui te couvraient, causant ainsi des douleurs supplémentaires à ce corps qui n’en pouvait plus. Dieu mourra nu sur une croix. Comment ne pas voir en cela l’expiation voulue par Dieu pour tous les péchés contre le corps, contre la dignité humaine. Pardon ô mon Dieu pour tous les corps que l’on bafoue, pour tous les corps que l’on dénude pour satisfaire les plus basses passions de l’être humain. Pardon pour ceux qui font beaucoup d’argent avec la pornographie et pour ceux qui les encouragent en la consommant. Oui, pardon Jésus, pardon !

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Onzième station : Jésus est cloué sur la croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Voilà, l’heure est venue de consumer ton sacrifice au Jésus. Le pire des opprobres deviendra la plus grande des gloires. Saint Paul dira un jour qu’il ne veut pour lui-même aucun autre titre de gloire que la croix de Notre Seigneur Jésus Christ. Mais pour cela il fallait que des clous percent tes mains et tes pieds adorables. Ces marques de ton amour, tu les conserveras à jamais, même une fois ressuscité d’entre les morts. Quels signes extraordinaires de la valeur infinie de la souffrance. La croix est le signe le plus clair, le plus profond et le plus indéniable de la valeur de la souffrance. Cette souffrance qui n’aurait aucune valeur en elle-même, si elle ne surgissait d’un Cœur grand comme le monde, d’un Cœur qui aime jusqu’à la fin.  

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Douzième station : Jésus meurt sur la croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Dieu meurt. Le Dieu qui ne pouvait pas mourir, a décidé de mourir. Quel mystère! Oui Dieu est mort. Tant de gens aujourd’hui qui se disent athées, proclament haut et fort que Dieu est mort. Nous aussi, les croyants, nous clamons haut et fort que Dieu est mort. Voilà notre fierté, voilà notre plus grand cri de victoire. Dieu a voulu vivre sur cette terre par amour pour nous et mourir aussi par amour pour nous. MERCI DIEU D’ÊTRE MORT POUR NOUS! Merci d’avoir, en mourant, demandé pardon à ton Père pour nous et merci de nous avoir donné Marie pour Mère du haut de la Croix. Jusqu’à la fin tu as pensé à notre mieux être et tu as vu à ce que nous ne demeurions pas orphelins.  

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Treizième station : Jésus est descendu de la croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Tout est consommé. Tout est accompli ô Jésus, comme tu l’as dit avant de mourir. Il revenait maintenant à tes amis de prendre soin de ton corps inerte. Nous voulons saluer aujourd’hui le courage de Joseph d’Arimathie, notable et membre du conseil, d’avoir réclamé ton corps à Pilate. Cet homme a dû agir vite pour que sa demande arrive à Pilate et soit ensuite communiqué au centurion romain debout près de la croix. Comme j’aurais aimé être du nombre de ceux et celles qui ont tenu dans leurs bras le corps sans vie de Jésus et qui l’ont conduit au tombeau pour qu’il repose en paix. Oui, Jésus, repose en paix; tu l’as tellement mérité. Nous profitons de ce moment pour confier à la Miséricorde de Dieu toutes les personnes décédées.  

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Quatorzième station : Jésus est mis au tombeau.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Jésus est mis au tombeau par ses amis. Ceux-ci cependant, sont loin de se douter que cette mise au tombeau sera de courte durée. Le psaume 15 l’avait pourtant prédit en mettant en quelque sorte dans la bouche de Jésus les paroles suivantes: « Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance: tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. » (Ps 15, 9-11) Une fois de plus les Écritures allaient s’accomplir.  

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.



Chemin de la Croix (2)

 CHEMIN DE LA CROIX (2)

Cinquième station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Jésus, normalement les Romains n’auraient pas dû te flageller avant ta crucifixion. Cela ne se faisait jamais car le condamné à mort ne pourrait pas dans un tel cas avoir la force de porter sa croix jusqu’au lieu du supplice. Mais Pilate, en te faisant flageller, croyait que les Juifs seraient satisfaits en voyant que tu avais été ainsi châtié. Quelle ne fut pas sa surprise et sa déception en voyant qu’après t’avoir présenté à la foule en disant : « Voici l’Homme », les gens ont réclamé ta crucifixion. Tu ne pouvais donc pas porter ta croix seul jusqu’au bout. Tu risquais ô Jésus, de mourir en chemin. Simon, originaire de Cyrène, fut réquisitionné pour t’aider à porter ta croix. Quelle grâce pour cet homme !!! Et combien tu as dû lui être reconnaissant pour ce geste imprévu de sa part. Merci pour Simon et merci pour tout ce qui s’est passé dans son cœur ce jour-là.

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Sixième station : Véronique essuie le visage de Jésus.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Une autre personne est venue au secours de Jésus: Véronique la courageuse, Véronique la femme remplie de compassion. Cela me fait penser au pouvoir de l’exemple. Quand nous voyons quelqu’un aider une personne, nous sommes souvent émus et nous avons parfois envie de l’imiter. Je pense que Simon a joué un rôle dans le fait que Véronique ait eu le courage de se rendre jusqu’à Jésus pour essuyer son visage couvert de sang et de sueur. Jésus ne laisse jamais sans récompense la personne qui lui porte secours et le soulage. Il nous l’a dit clairement dans l’évangile. La tradition nous rapporte que le visage de Jésus s’est imprimé sur le linge utilisé par Véronique. Quelle relique, quelle bénédiction !!! Merci Marie, merci Simon, merci Véronique, d’avoir aidé et consolé Jésus dans sa marche vers la mort!

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Jésus a été consolé par trois personnes sur le Chemin de la Croix. Cela a été un baume sur son âme. Mais le bois de la croix pesait toujours sur ses épaules. Comment Jésus, qui avait perdu autant de sang depuis quelques heures, pouvait-il avoir la force nécessaire pour se rendre jusqu’au Golgotha? Cela semblait impossible. Il est d’ailleurs tombé à nouveau. Comment s’est-il relevé? Nous ne le savons pas. Mais il s’est relevé. Jésus a trouvé en lui la force et l’énergie nécessaires pour se remettre en marche. Comme le disait le grand-père d’une de mes bonnes amies à ses petits-enfants: « Allez, allez les enfants, c’est incroyable tout ce qu’on peut faire quand on n’en peut plus. » Merci Seigneur pour tous tes exemples de courage.  

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Huitième station : Jésus console les femmes de Jérusalem.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Jésus, la veille de ta mort, tu as promis à tes disciples de leur envoyer un autre Consolateur; un autre consolateur parce que le premier des consolateurs, c’est Toi. Toute ta vie tu as consolé les gens qui souffraient. Après le dernier repas que tu as pris avec tes Apôtres, tu as fait un long discours pour les consoler de ton départ et les encourager. Et maintenant, à bout de forces et au bout de ton sang, tu réussis quand même à consoler les femmes de Jérusalem qui te suivent des yeux et du cœur. Tu leur demandes de ne pas pleurer sur toi mais sur elles et leurs enfants. Comme tu as raison car c’est à cause de nous tous et de nos péchés que tu te rends au lieu du supplice pour y donner ta vie par amour! 

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Neuvième station : Jésus tombe pour la troisième fois.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Cette fois, les gens qui t’ont vu tomber pour la troisième fois, ont dû se dire qu’ils ne verraient jamais ta crucifixion; cette troisième chute a dû leur sembler fatale et mortelle. Pour tes amis, ce fut sûrement une consolation de savoir qu’ils n’auraient pas l’immense douleur de te voir suspendu à une croix, cloué sur une croix. Pour d’autres, qui ont tant désiré ta mort et une mort infâme pour toi, ce dut être avec dépit qu’ils t’ont vu t’affaisser sur le sol une troisième fois. Mais, miracle, tu t’es relevé une fois de plus. Si tu étais mort sur la route du calvaire, nous n’aurions jamais eu de crucifix devant les yeux, dans nos poches et sur nos lèvres. Non, il fallait que Dieu le Créateur soit pendu au gibet. Il le fallait; les Écritures l’avaient prédit. Et l’Écriture fut accomplie. 

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Chemin de la Croix (1)


VENDREDI SAINT 2018-03-30

CHEMIN DE LA CROIX (1)

Texte : Guy Simard, omv, curé de la paroisse.

Devant l’autel :

Seigneur notre Dieu, nous voulons t’offrir ce Chemin de Croix pour le salut du monde. Il en a coûté à ton Fils de sauver le monde et dans ta bonté, tu donnes la grâce à chaque baptisé de coopérer avec Jésus pour le salut de l’humanité. Nous voulons aujourd’hui exercer ce rôle sacerdotal qui nous est confié et prier en union avec Jésus et la Vierge Marie, pour le salut éternel de tous tes enfants.  Amen.


Première station : Jésus est condamné à mort.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Jésus, tu as été injustement condamné. Tu n’as jamais commis le mal et on te condamne à une mort infâme. Nous, nous avons tous péchés; nous, nous sommes tous coupables et tu prends sur toi le châtiment qui nous était réservé. Car c’est bel et bien le péché que tu es venu expier et réparer.

Pitié pour nous Seigneur. Pitié pour les personnes accusées injustement, emprisonnées sans avoir commis de délit, accusées faussement. Comme c’est dur d’être accusé faussement! Comme cela prend de la foi pour accepter cela!

Merci Seigneur pour cette première grande humiliation publique. Merci de tant nous aimer.

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Jésus, tu nous as dit à tous, durant ta vie publique, que nous aurions à porter notre croix et à te suivre, si nous désirons être tes disciples. La croix, personne ne peut l’éviter, personne ne peut y échapper. C’est le lot de tous. Comme tu es bon Seigneur d’avoir voulu connaître la croix! Mais ta croix à toi, elle est lourde de tous les péchés du monde. Tu ne portes pas la croix d’un seul individu; tu portes la croix de tous. Ainsi, pour chacun de nous, la croix sera plus légère car tu as voulu la porter pour nous et avec nous. Merci Seigneur et fais que nous pensions à toi quand notre croix se fait lourde et que nous sommes tentés par le découragement.  

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Troisième station : Jésus tombe pour la première fois.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Jésus, l’évangile ne nous dit pas que tu es tombé en portant ta croix; mais nous le croyons tous. D’ailleurs le Saint Suaire en est la preuve, pour quiconque croit à cette relique sainte. La blessure qu’il y a sur ton épaule et qui, d’après ce que tu as confié à quelques uns de tes amis, t’a fait le plus souffrir, est le signe évident que tu es tombé sous le poids de la croix. Il nous arrive aussi de tomber sous le poids de la fatigue ou sous le poids de nos péchés. Comme il fait bon de te savoir alors près de nous et de t’entendre nous murmurer: « Courage, je suis avec toi. »

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.


Quatrième station : Jésus rencontre Marie, sa Mère.

Nous t’adorons ô Christ et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

Tous tes amis ont fui devant le danger, mais non pas ta Mère et notre Mère. Marie est la femme forte de l’évangile, la femme promise au début des âges; la femme qui nous est donnée comme modèle de vie chrétienne. Elle aussi est sans péché, mais elle veut coopérer avec toi Jésus, au salut du monde. Elle comprend très bien que ta mort est inévitable et bien près d’être consommée. Elle ne veut surtout pas te laisser seul à ce moment-là. Bravant le mépris, les insultes et les possibles coups, elle passe au milieu de la foule et va te rejoindre sur le chemin de la Croix. Comme il fait bon de voir Marie te consoler, ne serait-ce que quelques instants. Vos regards se sont croisés, vos regards ont été source d’encouragement. Désormais Jésus, tu as conscience de ne plus être seul à souffrir en cette heure terrible. La Vierge sans péché souffre avec toi.

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.



jeudi 29 mars 2018

Michel-Ange et le mystère chrétien


Michel-Ange et le mystère chrétien
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LA PIETÀ

En ce JEUDI SAINT 2018, j’offre à votre méditation quelques réflexions concernant un des plus grands artistes de tous les temps: Michel-Ange. C’est à l’âge de 21 ans que le jeune Michel-Ange a sculpté une des œuvres artistiques les plus connues et les plus célèbres: la PIETÀ. Cette sculpture nous aide à voir de façon chrétienne le mystère central de notre foi qui consiste en la MORT et la RÉSURRECTION de Jésus. Le jeune Michel-Ange a dépeint le moment particulièrement dramatique de la mort de Jésus, mais dans une perspective de Résurrection. Alors que la Vierge Marie tient dans ses bras le corps en lambeaux de son Fils, aucune douleur ni aucune tristesse ne paraît sur son visage. Au contraire, tout dans les traits de Marie, manifeste la paix, la confiance et l’abandon serein à la Providence de Dieu. Il en est de même pour le visage de Jésus. Il me semble assez clair que le jeune Michel-Ange a voulu ainsi dépeindre le mystère pascal en son entier, qui est un mystère de MORT et de Résurrection. Le plus important étant en quelque sorte la RÉSURRECTION. Qu'un jeune homme de la Renaissance ait ainsi conçu, compris et illustré le mystère central de notre foi, est selon moi exceptionnel. 

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Le visage de Jésus révèle la même sérénité que nous retrouvons sur le Saint-Suaire de Turin, alors que les découvertes sur le Saint Suaire n'étaient pas encore connues. 

«Dans son Esthétique (1818-1829), le philosophe Hegel note que, dans l’art chrétien, la représentation de la douleur doit être transcendée. Ainsi, la beauté de ce chef-d’œuvre de la Renaissance réside dans la représentation sublime d’un amour qui dépasse la mort. » (1)

« La Pietà représente le thème biblique de la « Vierge douloureuse » tenant sur ses genoux le corps de Jésus descendu de la croix, avant d’être déposé dans son tombeau. Cette intensité dramatique s’efface devant la douceur, la sérénité et l’humanité de cette représentation, une œuvre d’une grande virtuosité.

Le Vierge Marie est représentée comme étant particulièrement jeune. Certains ont critiqué cette représentation et ont jugé irréaliste le fait que Jésus, âgé de 33 ans, paraisse plus vieux que sa mère. L’auteur a donc défendu cette vision de Marie comme étant la conséquence de sa virginité lui permettant de  conserver sa délicate pureté d’une manière plus prolongée: « La mère devait être jeune, plus jeune que son fils pour paraître éternellement vierge, tandis que son fils, qui a pris notre nature humaine, doit-être, dans le dépouillement de la mort, un homme comme les autres ».
Les détails majestueux et symboliques à prendre en compte
– L’image du Christ n’exprime aucun signe de souffrance et celui de la Vierge aucune tristesse. Car Michel-Ange ne voulait pas représenter la mort mais plutôt la sérénité et l’abandon du défunt.
– L’un des éléments les plus remarquables de la sculpture est le travail réalisé dans la pierre pour représenter le manteau et l’habit qui couvre la Vierge. La maîtrise majestueuse de la sculpture en marbre efface minutieusement la matière pierreuse qui nous donne l’impression d’être une soie naturelle.
– Il s’agit de l’unique sculpture où se trouve la signature gravée par Michel-Ange lui-même. Un jour l’artiste surprend une conversation de certains visiteurs qui admiraient son œuvre mais qui l’attribuaient à autre artiste. Alors le jeune et orgueilleux Michel-Ange, profondément blessé par cette absence de reconnaissance, sculpte un ruban sur la poitrine de la Vierge avec l’inscription de son nom en latin: MICHAL ANGELUS BONAROTUS FLORENT FACIEBAT. L’auteur s’est repenti de cette action et il décida de ne plus jamais signer aucune de ses sculptures.
– Les images sont idéalisées, parfaites et presque divines, en offrant un immense contraste avec l’effet dramatique de la scène. L’auteur a voulu mettre en avant les idéaux platoniques de la divinité et souligner ce caractère dans l’image du Christ, dont le corps n’entre pas en contact direct avec la Vierge mais seulement au moyen de tissus.
– Michel-Ange avait commenté que le bloc de marbre de Carrare utilisé pour cet ouvrage était le meilleur avec lequel il avait travaillé durant sa carrière artistique. Et c’est sans doute la raison pour laquelle « La Pietà » est la sculpture la mieux polie, ayant une finition parfaite.
Curiosités
La sculpture a été détériorée durant son histoire à deux reprises : l’une par un déplacement réalisé au XVIIIème siècle et l’autre beaucoup plus grave par un acte de vandalisme au XXème siècle précisément dans les années 70, dans lequel un homme déséquilibré avait attaqué l’œuvre à coups de marteau en abimant complètement le visage de la Vierge et les mains.
La sculpture a été déplacée à New-York pour l’exposition universelle de 1964-1965, en devenant une grande annonce publicitaire pour visiter le Pavillon du Vatican. » (2)

Je me suis permis de corriger les fautes de français contenues dans le texte ci-dessus et de rephraser certains passages qui n'étaient pas grammaticalement corrects. 


DIEU, SCULPTE-MOI  

Je termine ce blogue par une réflexion personnelle. Il semble que les deux citations ci-dessous, soient de Michel-Ange:  

« Ogni blocco di pietra ha una statua dentro di se ed è compito dello scultore scoprirla.»

« Tout bloc de pierre a une statue à l’intérieur de lui et la tâche du sculpteur consiste à la découvrir. » 

« The sculpture is already complete within the marble block, before I start my work. It is already there, I just have to chisel away the superfluous material. »  

« La sculpture est déjà complète à l’intérieur du bloc de marbre, avant même que je commence mon travail; elle est déjà là; j’ai juste à enlever la matière superflue. »  

Ces phrases magnifiques, qu’elles soient ou non de Michel-Ange, nous font comprendre un autre aspect du mystère chrétien. Dieu est le seul et grand sculpteur de nos vies. Or la façon dont Il nous sculpte diffère de la façon dont Michel-Ange sculptait, en ceci que dès le début de notre vie chrétienne, au jour de notre baptême, nous avons joui d’une ressemblance parfaite avec notre Père céleste. Mais, avec les années, nous avons malheureusement ajouté des éléments peccamineux à notre âme, qui ont terni ou même enseveli l’image de Dieu en nous. Le divin sculpteur doit alors continuellement enlever ce superflu pour recréer sans cesse sa parfaite image en nous, jusqu’à ce que nous parvenions à « l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude », comme le dit si bien saint Paul dans sa Lettre aux Éphésiens (Ep 4, 13).

C’est la grâce que je nous souhaite en ce début de Triduum pascal 2018.

HEUREUX ET FRUCTUEUX TRIDUUM PASCAL À VOUS TOUS !!!


(1) Michel-Ange règne sur la sculpture de la Renaissance - L'éléphant ...

https://lelephant-larevue.fr/thematiques/michel-ange-regne-renaissance/

(2) La Pietà de Michel-Ange au Vatican, Rome | Visiter le Vatican

https://www.visiterlevatican.com/...vatican/...vatican/les-chefs-doeuvre-du-vatican-la-p...