lundi 26 juin 2017

MAGNIFIQUE !

MAGNIFIQUE !
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Yunnan

Joli survol en drone de la rivière Li (Chine du Sud) dans la province du Guangxi à l’Est du Yunnan.

Un drone offre plus de stabilité qu'un hélicoptère pour capturer des images. Cela donne au film une qualité exceptionnelle et à nous, une impression de calme et de sérénité.

Bon vol !

Magnifique en  mode " plein écran ".

Pour obtenir le mode « plein écran », cliquer sur le symbole suivant: Résultats de recherche d'images pour « symbole pour plein écran »    
en bas à droite de la vidéo, à côté des lettres: HD

DÉPAYSEMENT GARANTI !!!    On se sent dans un autre monde. 

Veuillez cliquer sur le lien suivant: 

dimanche 25 juin 2017

De qui devons-nous avoir peur ?

De qui devons-nous avoir peur ?

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus nous dit de qui nous devons avoir peur:

« En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes;  … Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » (Mt 10, 26 et 28)

Jésus commence par nous dire que nous ne devons pas avoir peur des hommes. Il est important de savoir cela et de croire cela car tout témoin de Jésus peut être tenté d’avoir peur des hommes. C’est très souvent par peur du jugement de nos concitoyens que nous ne témoignons pas de notre foi en Jésus Fils de Dieu mort et ressuscité.

Ensuite Jésus nous dit qui nous devons craindre: il nous faut craindre celui qui a le pouvoir de faire périr en enfer l’âme aussi bien que le corps. Qui est donc celui qui a un tel pouvoir? Voilà la question qu’il faut se poser, selon moi.

Certaines personnes disent que Jésus parle alors du diable qui a le pouvoir de nous jeter en enfer. Je ne pense pas que c’est la pensée de Jésus. Pendant longtemps j’ai pensé que Jésus parlait alors de Dieu; que c’est Dieu qui peut nous faire périr en enfer. D’ailleurs il semble que ce soit le cas, car nous lisons vers la fin de même évangile écrit par Matthieu, ce qui se passera à la fin du monde: le Fils de Dieu, Jésus, siégera sur son trône de gloire et il séparera les bons des méchants. Il placera les bons à sa droite et leur dira: « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde ». Puis il dira à ceux qui seront à sa gauche: « Allez-vous-en loin de moi maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges » (Mt 25, 34 et 41). Il semble donc que c’est Dieu qui enverra les gens au ciel ou en enfer. Mais cela n’est pas tout à fait exact, d’après ce que je comprends de l’Écriture Sainte et de la théologie.

L’évangéliste Matthieu, au chapitre 25, décrit le jugement dernier, le jugement universel. Alors tout sera dévoilé comme le dit Jésus dans l’évangile du présent dimanche. Tous nous saurons ce que chaque enfant de Dieu qui a vécu sur cette terre, a fait des dons qu’il a reçus de Dieu au cours de sa vie. Tout sera révélé au grand jour. Mais ce jugement universel ne fera que confirmer et mettre au grand jour le jugement particulier qui se passe pour chaque personne au moment de sa mort. Or c’est ce jugement particulier qui scelle à jamais notre destin. Si au moment de notre mort, nous refusons l’amour de Dieu et son salut, nous irons immédiatement en enfer. C’est là que, de fait, tout se joue: au moment de notre mort. Quand une personne meurt, trois possibilités s’offrent à elle: le ciel si elle a atteint un degré exceptionnel d’amour de Dieu et du prochain, le purgatoire si la personne a besoin d’être purifiée avant de rencontrer Dieu et de le contempler pour l’éternité; et l’enfer pour les personnes qui disent non à Dieu jusqu’au dernier instant de leur vie.

La théologie nous dit qu’au moment de notre mort, Dieu infuse en nous une lumière extraordinaire qui nous fait voir toute notre vie en détail et nous incite à faire un choix définitif pour ou contre Dieu. Sous l’effet de cette lumière, la personne humaine va d’elle-même là ou elle désire elle-même aller: au ciel, ou au purgatoire si elle réalise qu’elle n’est pas encore digne de voir Dieu, ou en enfer, si elle ne veut rien savoir de Dieu. Voilà où se joue le drame. On comprend dès lors, qu’au moment de notre mort, nous ne voyons pas automatiquement Dieu. Ceux qui iront en enfer (car je crois malheureusement pour ma part, que certains humains iront en enfer, contrairement à l’idée qui circule de plus en plus selon laquelle tout le monde ira au ciel) n’auront jamais vu Dieu et ne verront jamais ce Dieu pour lequel ils étaient créés; pas même à l’heure de leur mort. Le privilège de voir Dieu, est réservé à ceux et celles qui auront cru en Dieu et qui l’auront aimé.

Par conséquent, celui que nous devons craindre, celui de qui nous devons avoir peur, c’est nous-mêmes. C’est moi qui suis à craindre. Je peux par mon amour envers Dieu et le prochain, entrer corps et âme au ciel, moyennant peut-être un détour au purgatoire; mais je puis aussi par mon mépris de Dieu et du prochain, me précipiter en enfer puisque, très mystérieusement, je l’aurai voulu.

« Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; mais celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Mc 16, 16)

« Celui qui croit en Jésus n’est pas condamné; mais celui qui ne croit pas est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils de Dieu. » (Jn 3,18)

La vie sur cette terre, n’est pas une partie de plaisir; elle est une marche vers un bonheur éternel ou une souffrance éternelle.  

Voici un texte que j'ai trouvé sur l'internet et qui va dans le sens de ce que je viens d'écrire:

Il s'agit d'un texte de Matt Fradd qui est un auteur et conférencier catholique américain. Dans ce texte, Matt Fradd raconte une conversation qu'il a eue avec une dame que nous nommerons Diane. Voici cette conversation:

Une des premières choses que Diane m'a dites, c'est que quoique étant catholique et croyante en Dieu, elle ne croyait pas à l'enfer.  

« Pourquoi pas? » Demandai-je.

« Parce que je ne pense pas qu'un Dieu qui est bon et qui nous aime infiniment voudrait envoyer quelqu'un là. »

« Ce n'est certainement pas sa volonté que des âmes soient envoyées en enfer
 » lui ai-je répondu, « Nous savons par l'Écriture que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et qu’ils parviennent à la connaissance de la vérité. (1 Ti 2, 4) et qu'Il ne veut pas que quiconque périsse, mais que tous parviennent au repentir (2 P 3, 9). Cependant, en tant que catholique, tu crois qu'il a déjà envoyé quelqu'un et même une multitude d'êtres là-bas. »

« Que voulez-vous dire? »

« Eh bien, les catholiques croient que les démons sont des anges déchus. Dieu a au moins envoyé ces êtres en enfer n’est-ce pas? »

« Je ne suis pas sûr que je crois cela », dit Diane, « mais de toute façon, je parle de nous, les gens qui vivent sur cette terre. »

« Penses-tu que tout le monde va être sauvé? »

« Je le pense ».

« Est-ce que tu penses que quelqu'un sera sauvé contre sa volonté? »

« Que voulez-vous dire? »

«Eh bien, supposons qu'une personne rejette Dieu et ne désire pas être avec lui. Est-ce qu'un Dieu tout aimant obligerait cette personne à être sauvée ou respecterait-il le libre choix de cette personne ? »

« Eh bien, je suppose que dans ce cas, Dieu respecterait sa liberté. »

« Dans ce cas, tu ne peux pas exclure la possibilité de l'enfer en raison de l'amour infini de Dieu, n’est-ce pas? 
» 

Une fois que Diane eut concédé que la doctrine de l'enfer n'était pas logiquement incompatible avec un Dieu infiniment aimant, je lui ai cité C. S. Lewis dans 
« Le Grand divorce »:  

 « En fin de compte, il n'y a que deux sortes de personnes: celles qui disent à Dieu “ Que ta volonté soit faite” et celles à qui Dieu dit à la fin: “Que ta volonté soit faite” Tous ceux qui sont en enfer, l'ont choisi. Sans leur propre choix, il ne pourrait pas y avoir d'enfer. Aucune âme qui désire sérieusement et constamment la joie, n'en sera privée. Ceux qui cherchent, trouvent. À ceux qui frappent à la porte, elle leur sera ouverte. » (1)

Pour les personnes qui sont sur Facebook, vous pouvez aussi entendre la deuxième partie de mon homélie d'aujourd'hui, que j'ai intitulée: "l'abécédaire du témoin de Jésus". Une paroissienne nommée Angela filme parfois mes homélies et les met sur le site Facebook de notre paroisse. Si vous allez au milieu de la vidéo ci-dessous, vous pourrez entendre la deuxième partie de mon homélie. 

Paroisse St Enfant Jésus - Accueil | Facebook

https://fr-ca.facebook.com › Lieux › Pointe-aux-Trembles › Organisation




(1) Would God send someone to Hell? – Matt Fradd
mattfradd.com/would-god-send-someone-to-hell/
Pour ceux et celles qui comprennent l'anglais, voici une vidéo d'un évêque américain qui partage le point de vue que j'ai émis dans ce blogue:  

Bishop Barron on Hell - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=x8zhnooySk4

6 oct. 2009 - Ajouté par Bishop Robert Barron
Another part of a video series from Wordonfire.org. Bishop Barron will be commenting on subjects from modern ...







Début de la neuvaine à Pier Giorgio

Début de la neuvaine à Pier Giorgio
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Pier Giorgio 
(6 avril 1901 - 4 juillet 1925)

Chers amis,

Aujourd’hui commence la neuvaine à Pier Giorgio Frassati, mon « saint » préféré. Si vous ne connaissez pas encore ce jeune Bienheureux, béatifié par saint Jean-Paul II, je vous encourage à lire un livre sur lui et à faire votre ami. Vous ne le regretterez pas. J’ai écrit plusieurs blogues sur Pier Giorgio. Si vous êtes intéressés à lire quelques uns de ces blogues, vous n’avez qu’à aller sur Google et écrire Dieu ma joie Pier Giorgio Frassati; vous verrez alors quelques uns des blogues que j’ai écrits à son sujet.

Je remercie mon amie Annie Gilbert qui m’a envoyé le message ci-dessous, pour me rappeler qu’aujourd’hui commence la neuvaine à Pier Giorgio, en vue de la date de sa mort le 4 juillet 1925, date très probable de son entrée au ciel.  

Bon dimanche!
Premier article de la neuvaine à Pier Giorgio !

http://piergiorgio.ca/neuf-jours-pour-prier-avec-pier-giorgio/

Bon neuf jours en sa compagnie!
Annie


Vous pouvez composer votre propre prière pour la neuvaine ou vous servir d’une neuvaine déjà existante sur Pier Giorgio. Pour avoir accès à une de ces neuvaines, veuillez cliquer sur les mots suivants:  neuvaine déjà publiée

BONNE NEUVAINE !!!!

Guy, omv

vendredi 23 juin 2017

Consolons le Coeur de Jésus

Consolons le Cœur de Jésus
 Image associée

En cette solennité du Sacré-Cœur de Jésus, voici les pensées qui me sont venues durant l’heure d’adoration que nous avons vécue en paroisse avant la célébration eucharistique.

L’évangile de cette année nous présente Jésus comme consolateur. Jésus nous dit: 

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11, 28-30)

Ces phrases sont parmi les plus connues des évangiles. Jésus nous promet le repos. Mais l’accent n’est pas mis sur le repos physique; l’accent est plutôt mis sur le repos de l’âme. Jésus s’adresse surtout à ceux et celles qui ont l’âme fatiguée, qui sont épuisés psychologiquement, spirituellement, mentalement, émotionnellement. Jésus est un grand consolateur dans tous ces domaines. Et une fois retourné au ciel, il nous a envoyé un autre Consolateur, en la Personne de l’Esprit Saint.

Jésus sera toujours prêt à nous consoler. Mais en cette fête du Sacré-Cœur, nous devons aussi entendre le désir de Jésus d’être consolé. Ce désir, Jésus l’a exprimé de façon très nette et très forte à sainte Marguerite Marie Alacoque. Il a dit un jour à cette sainte:

"Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu'à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour."

Origine de l'Heure Sainte

Jésus prescrit à Sainte Marguerite Marie ce qui constituera pour elle son sujet d'oraison privilégié: « Toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu sentir au jardin des Olives, et laquelle tristesse te réduira, sans que tu la puisses comprendre, à une espèce d'agonie plus rude à supporter que la mort. Et, pour m'accompagner dans cette humble prière que je présentais alors à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit, pour te prosterner pendant une heure avec moi, la face contre terre, tant pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour les pécheurs, que pour adoucir en quelque façon l'amertume que je sentais de l'abandon de mes apôtres, qui m'obligea à leur reprocher qu'ils n'avaient pu veiller une heure avec moi

Ce que l'on nomme depuis plus de cent cinquante ans l'Heure sainte, ce n'est donc pas une quelconque adoration du Corps du Christ, mais plutôt, en présence ou non du Saint-Sacrement, « un exercice d'oraison mentale ou de prières vocales qui a pour objet l'agonie de Notre-Seigneur au jardin des Oliviers en vue [...] de demander miséricorde pour les pécheurs et de consoler le Sauveur pendant une heure ». (1)

Il est intéressant de noter que Jésus parle à sainte Marguerite-Marie spécifiquement du mystère de son agonie dans le jardin des Oliviers quand il est question de consoler son Cœur. Car les pires souffrances que Jésus a endurées durant sa Passion, furent certainement les souffrances morales et spirituelles vécues durant son agonie dans le jardin de Gethsémani. Quand Jésus nous dit d’aller à Lui pour trouver le repos pour notre âme, il savait de quoi il parlait. Malheureusement, aucun être humain n’a su consoler notre doux Maître durant sa terrible agonie. Cela avait été prédit dans un psaume: « L’insulte m’a broyé le cœur, le mal est incurable; j’espérais un secours, mais en vain, des consolateurs, je n’en ai pas trouvés » (Ps 68, 21).

Seul un ange, à la fin de la terrible agonie, est venu consoler Jésus: « Alors un ange du ciel lui apparut pour le fortifier » (Lc 22, 43).

Dans les évangiles, il existe deux textes qui nous disent explicitement que Jésus fut tenté. Un de ces textes est au début des évangiles; il s’agit des tentations de Jésus dans le désert; l’autre texte est à la fin des évangiles: il s’agit de l’agonie de Jésus. Dans les deux cas, Jésus a vaincu le Tentateur, mais non pas sans fatigue. Dans les deux cas, Jésus, épuisé, est consolé par un ou des anges. Saint Matthieu, à la fin des tentations de Jésus dans le désert, au début de sa vie publique, nous dit que « cette fois le diable le laissa. Des anges vinrent alors auprès de Jésus et se mirent à le servir » (Mt 4, 11)

Il est vrai qu’au temps de Jésus, les anges étaient beaucoup plus au courant que nous des mystères qui se vivaient sur terre. Les apôtres et les disciples n’ont compris l’ampleur du drame qui se vivaient sous leurs yeux, qu’une fois que Jésus fut ressuscité et que l’Esprit Saint fut descendu sur eux. Mais nous, hommes et femmes du XXIème siècle, qu’attendons-nous pour consoler le Seigneur?

Le pape Pie XI a écrit toute une encyclique sur notre devoir de réparation envers le Sacré Cœur de Jésus. Cette encyclique datée du 8 mai 1928, a pour titre: Miserentissimus Redemtor. Dans cette encyclique, le pape affirme que l’esprit de réparation a toujours tenu le premier rôle dans le culte rendu au Sacré Cœur de Jésus:

« L'esprit d'expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré Cœur de Jésus; rien n'est plus conforme à l'origine, à la nature, à la vertu et aux pratiques qui caractérisent cette dévotion. » (2)

Dans cette encyclique, le pape Pie XI pose un problème théologique d'une grande importance et qui fera l'objet d'un de mes prochains blogues: qu'est-ce que nos réparations peuvent procurer à Jésus en ce moment, alors qu'Il est dans une béatitude éternelle? Si Jésus jouit en ce moment d'une félicité absolue, que peuvent lui faire nos "réparations"? Le pape Pie XI répond de la façon suivante: Jésus lors de son agonie au jardin des Oliviers, a porté sur Lui et expié tous les péchés du genre humain: les péchés qui ont eu lieu avant sa naissance, de son vivant, et ceux qui seront commis jusqu'à la fin du monde. De même, nous pouvons croire que dans la consolation qu'est venue lui apporter un ange à ce moment extrêmement pénible de sa vie, étaient contenues toutes les réparations faites envers le Coeur de Jésus, jusqu'à la fin des siècles: 

« Que si, à cause de nos péchés futurs, mais prévus, l'âme du Christ devint triste jusqu'à la mort, elle a, sans nul doute, recueilli quelque consolation, prévue elle aussi, de nos actes de réparation, alors qu'un ange venant du ciel lui apparut, pour consoler son cœur accablé de dégoût et d'angoisse. » (2)

Cette explication est intéressante, mais elle ne me convainc pas tout à fait. Elle pose cependant un problème crucial avec lequel je me bats depuis des années: si Dieu et les saints et saintes qui sont au ciel, sont parfaitement heureux, comment ce que nous vivons ici-bas peut-il les attrister, les inquiéter ou même les blesser? J'aborderai ce problème dans un futur blogue, sans avoir la prétention toutefois de le résoudre.  

Je demeure à Montréal, à l’extrême est de la ville, dans le quartier appelé Pointe-aux-Trembles. Nous avons à Pointe-aux-Trembles un Sanctuaire très connu et fréquenté, dédié au Sacré-Cœur de Jésus. Le nom du sanctuaire est désormais le suivant: Sanctuaire du Sacré-Cœur et de saint Padre Pio. Mais durant de très nombreuses années, la petite chapelle qui est l’endroit le plus caractéristique de ce lieu de pèlerinage, portait le nom de « Chapelle de la Réparation ». Je trouve malheureux que ce nom soit désormais mis de côté. La « Réparation » au Sacré-Cœur, c’est de l’amour, c’est de la consolation donnée au Sacré-Cœur.

Aujourd’hui, suite à toutes ces considérations qui me sont venues à l’esprit durant l’heure d’adoration en paroisse, j’ai fait du nouveau au moment de la « bénédiction du Saint-Sacrement ». Après le chant du Tantum Ergo et la bénédiction du Saint-Sacrement, j’ai employé les mots qui étaient d’usage à ce moment précis de la liturgie par le passé, mais que nous n’employons plus, du moins au Québec:

« En réparation des outrages, des blasphèmes et des sacrilèges et j’ai ajouté les mots suivants, pour ne pas que l’on pense que l’on doive « réparer » uniquement les péchés d'autrui: « Et en réparation pour nos péchés, nos infidélités et nos manques d’amour,

Dieu soit béni,
Béni soit son Saint Nom,
Béni soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme,
Béni soit le Nom de Jésus,
Béni soit son Sacré-Cœur,
Béni soit son très Précieux Sang,
Béni soit Jésus-Christ au Très Saint Sacrement de l’autel,
Béni soit l’Esprit Saint Consolateur,
Bénie soit l’Auguste Mère de Dieu, la Très Sainte Vierge Marie,
Bénie soit sa Sainte et Immaculée Conception,
Bénie soit sa Glorieuse Assomption,
Béni soit le nom de Marie, Vierge et Mère,
Béni soit Saint Joseph, son très chaste époux,
Béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints.

Je pense que dorénavant je vais continuer à introduire ces louanges à Dieu, à la Vierge Marie et aux saints, en mentionnant notre désir explicite de « réparer ». Car vouloir « réparer » les offenses et les injures faites à Jésus, est un très grand signe d'amour envers notre divin Maître. 

D’ailleurs le vocabulaire de la « réparation » n’est pas absent de la liturgie de ce jour. Voici comment était formulée la prière des offrandes à la messe d’aujourd’hui:

« Regarde, nous t’en prions, Seigneur, l’amour inexprimable du Cœur de ton Fils, pour que nos offrandes te soient agréables et servent à la réparation de nos péchés. Par Jésus … Amen.  


(1) Ste Marguerite-Marie - Missionnaires de la Très Sainte Eucharistie

www.adoperp.fr/index.php/ste-marguerite-marie.html 


(2) Miserentissimus Redemptor (1928)

https://bibliothequedecombat.files.wordpress.com/.../1928-pie-xi-miserentissimus-