jeudi 23 mars 2017

Brian Kennelly et Pier Giorgio Frassati

Brian Kennelly et Pier Giorgio Frassati
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                                                    Brian Kennelly

Je ne suis pas un spécialiste de Pier Giorgio Frassati, même si ce jeune Bienheureux est mon « saint préféré ». Je n’ai pas lu toutes les biographies ou tous les livres écrits sur Pier Giorgio, mais je pense sincèrement que le roman écrit par Brian Kennelly et intitulé « To the Heights » (que je traduis par « Vers les sommets » ou « Vers le haut ») est et sera « dur à battre ». Le mot roman (« novel » en anglais) est le mot qu’on emploie pour parler de « To the Heights ». Mais l’expression la plus juste pour parler de cette œuvre est la suivante: il s’agit d’une « fiction historique ». Dans le prologue du livre, Kennelly nous explique pourquoi il a opté pour une fiction historique, plutôt que pour une biographie. Pour dire en mes mots ce que j’ai compris de ses explications à ce sujet, je dirais que la fiction historique rend le personnage plus humain et plus près de nous. Cette manière d’écrire touche beaucoup plus notre sensibilité. D’ailleurs, à trois reprises, en lisant « To the Heights », j’ai été ému aux larmes. Je doute qu’une simple biographie aurait eu cet effet sur moi. De plus, Kennelly a un style très « prenant », qui vient nous chercher aux tripes.

« To the Heights » est le deuxième roman écrit par Kennelly. Son premier roman est intitulé: « Two statues » (« Deux statues »). Dans une interview Brian Kennelly nous partage ceci:

« Alan Napleton, qui est à la tête du « Réseau de marketing catholique », m’a dit qu’il a fini mon premier roman à 3h du matin – il a avoué qu’il ne pouvait pas arrêter de le lire. Personne ne finit un livre qui ne soit pas de la fiction à 3h du matin. Les histoires ont cette capacité de nous toucher et de donner un sens à ce que nous vivons. » (1)  

Ceci étant dit, j’ai à plusieurs reprises vérifié la vérité des faits racontés par Kennelly dans « To the Heights », pour me rendre compte à chaque fois, que les faits étaient exacts. L’auteur a bien sûr inventé certains dialogues, mais cela rend les anecdotes plus vivantes et intéressantes. Un de mes amis, me faisait remarquer dernièrement que l’auteur belge Felix Timmermans a écrit lui aussi de très belles vies de saints sous forme de roman. Cet ami a bel et bien raison. Je me rappelle avoir lu « La harpe de saint François », de Timmermans; cette œuvre est sûrement un des plus beaux livres écrits sur le « Poverello d’Assise ».

Kennelly ne connaissait pas du tout Pier Giorgio quand son éditeur lui a demandé d’écrire un livre sur lui. Voici son témoignage:

« J’ai fait venir cinq livres sur Pier Giorgio et j’ai commencé à les lire. J’ai lu environ dix pages dans le premier livre et j’ai téléphoné à mon éditeur pour lui dire: « Oui, je vais le faire; j’aime cet homme! » (« I love this guy ! »). Cette aventure a été une bénédiction. J’ai passé environ six à neuf mois à faire des recherches sur sa vie, avant d’écrire un seul mot. C’était difficile au début de prendre des faits concrets pour en faire une histoire, mais une fois que le déclic s'est fait, c’est devenu une seconde nature. J’avais l’impression que Pier Giorgio était au dessus de mon épaule pour me guider. » (2)

Permettez-moi de traduire pour vous les dernières pages du livre « To the Heights », qui figurent à titre d’épilogue:

« Une des premières choses que j’ai trouvées extraordinaires au sujet de Pier Giorgio quand j’ai commencé à faire des recherches sur lui, est le fait que sa famille avait une foi très tiède. Comment ce jeune homme avait-il pu développer un tel zèle pour la foi, dans une atmosphère familiale semblable? D’où pouvait venir ce feu pour le Christ qui l’animait? Voilà ce qui fait que son histoire est si unique et puissante, et source d’inspiration pour quiconque éprouve de la tristesse face à l’indifférence de sa famille envers Dieu.

Durant toute sa vie, Pier Giorgio a essayé d’amener sa famille plus près de Dieu, même s’il a failli à la tâche en grande partie. Sa patience envers les membres de sa famille a été surhumaine, car elle a été mise à l’épreuve presque quotidiennement. Parfois il était frustré de la situation, mais il a aimé tendrement tous les membres de sa famille et a honoré et respecté ses parents. Il ne s’est jamais révolté contre eux. Il a été loyal jusqu’à la fin.

Je sens que Pier Giorgio serait fâché contre moi si, à la fin de ce livre, je n’avais pas bien parlé de sa famille. Sa famille mérite qu’on parle bien d’elle puisqu’elle nous a donné Pier Giorgio.

La façon dont j’ai raconté le dernier chapitre est, bien sûr, une permission littéraire que je me suis accordée. On ne peut pas penser que les parents de Pier Giorgio ainsi que sa sœur, ont vécu une conversion le jour même des funérailles et qu’ils ont commencé ce jour-là à voir l’importance de Dieu et de la foi catholique. Toutefois, ils ont été conduits à Dieu à travers la mort de Pier Giorgio, au fil des ans.

Alfred (le père de Pier Giorgio), quoique ne devenant pas aussi passionné dans sa foi que son fils, initia un cheminement qui l’a conduit à un retour à l’Église et aux sacrements; et de même pour Adelaïde (la mère de Pier Giorgio). Il faut aussi souligner que tous les deux ont sauvé leur mariage, en rendant presque prophétique une phrase que Pier Giorgio a dite un jour à un de ses amis: « Je donnerais volontiers ma vie pour que mes parents restent ensemble ».

Luciana (la soeur de Pier Giorgio), pour sa part, a vécu une longue vie, en grande partie dédiée à promouvoir la cause de canonisation de son frère. Elle a écrit des livres sur Pier Giorgio et a fait tout son possible pour faire connaître sa vie. On ne peut douter du fait que l’étude en profondeur de la vie de son frère, l’ait conduite à aimer passionnément Jésus et son Église.  

…   Ainsi, de façon providentielle, Pier Giorgio a réussi à accomplir son plus grand but. De même que le Christ nous a tous ressuscités par son Sacrifice, ainsi a fait Pier Giorgio pour sa famille. Le fait de le voir finalement conduire sa famille à l’église, mais en étant dans sa tombe, est à la fois tragique et splendide, aussi tragique et splendide que la Croix.

Nous ne parviendrons peut-être pas tous au rang de la sainteté, mais nous pouvons tous essayer de faire ce que Pier Giorgio a fait, c’est-à-dire conduire nos familles aussi proche que possible de la sainteté, et ultimement, les conduire au ciel. C’est tout ce que Dieu nous demande: nous aider les uns les autres, spécialement les personnes les plus proches de nous, à atteindre le repos en Lui. Avec l’aide de ce jeune Italien, nous y parviendrons peut-être. »  (Brian Kennelly, To the Heights, pp. 263-265) (3).

Post scriptum: J’ai envoyé ce blogue à une bonne amie nommée Annie. Annie, est la personne que je connais qui sait le plus de choses sur Pier Giorgio Frassati. Elle a d’ailleurs un site web sur ce Bienheureux (4). C’est vers elle que je me suis tourné à quelques reprises pour vérifier si certains faits relatés par Brian Kennelly étaient exacts ou non. Voici ce qu’Annie m’a répondu:

De : Annie G 
Envoyé : 24 mars 2017 00:39
À : Guy Simard
 
Cher Guy,

Merci pour ce blogue qui donne des précisions sur ce roman passionnant qui j'espère, sera traduit en français car je voudrais tant le lire.

Plusieurs choses m'interpellent. Premièrement Brian Kennelly a des airs de Pier Giorgio! À lire son témoignage, on dirait qu'il est entré dans la peau du personnage pendant son écriture, comme les comédiens d'un téléroman.  

Et quand il dit qu'il avait l'impression que Pier Giorgio était au dessus de son épaule pour le guider, j'étais toute retournée car je dis ça fréquemment. Lorsque j'écris des articles sur mon site, j’ai quelques fois l’impression très intense que Pier Giorgio est juste derrière moi, qu'il m'inspire dans mon écriture et qu'il trépigne derrière moi, impatient de me voir écrire! Parfois, je n'ai que 30 à 45 minutes avant de partir travailler quand je débute l’écriture d'un texte; les mots sortent alors d'un seul jet et par la suite, je reçois plusieurs commentaires touchants sur mon texte. Donc, même "modus operandi " pour moi et pour Brian!

Par ailleurs, les propos concernant la particularité de la foi spontanée de Pier Giorgio dans une famille indifférente à l'Église, ont éveillé en moi une interrogation face à ma vie: je suis née dans une famille à peine pratiquante. Comment se fait-il que depuis ma petite enfance j’aie ressenti une invitation très forte à la vie intérieure, à la prière, au silence, à demeurer vierge... Toutes ces raisons expliquent mon  attirance pour Pier Giorgio.

Et comme elle est sage l'idée de Brian de traiter la famille Frassati avec amour car elle nous a donné Pier Giorgio. Inspirant...

Enfin, ne trouves-tu pas un parallèle très fort entre Brian et Richard Vidal? Tous deux reçoivent une invitation alors qu'ils ne connaissaient pas du tout Pier Giorgio. Quelques pages lues sur Pier Giorgio ont suffi pour faire naître une passion chez Brian et chez Richard; passion qui a mené à l’écriture d’un livre et à la composition d’un chant extraordinaire sur Pier Giorgio (5).

Alors, merci, merci pour ce texte inspirant!

Annie  


(1) CBB Interview with Brian Kennelly - Patheos

www.patheos.com/blogs/catholicbookblogger/.../cbb-interview-wit...

(2) Ibid

 

(3) To the Heights: A Novel Based on the Life of Blessed Pier ... - TAN Books

 https://www.tanbooks.com/index.php/to-the-heights-ebook.html

(4) Annie Gilbert – Vers le haut avec Pier Giorgio!

piergiorgio.ca/author/anniegilbert/

(5) Dieu ma joie: Pier Giorgio, chant: "TOUJOURS PLUS HAUT"

dieumajoie.blogspot.com/2015/11/pier-giorgio-chant-toujours-plus-haut_25.html




mercredi 22 mars 2017

Le " DOIGT " de Dieu sauve Richard

Le « DOIGT » de Dieu sauve Richard Résultats de recherche d'images pour « Adam's creation Michel Ange »
La création d'Adam par Michel-Ange

Chers amis, je vous ai raconté le 14 mars dernier, la terrible épreuve que vit l’auteur-compositeur-interprète Richard Vidal. Richard a failli perdre sa main gauche en se servant d’une scie ronde pour construire une boîte à jouets à sa petite fille Sarah (1). Quatre des doigts de la main gauche de Richard, ont été abîmés. À la troisième opération pour sauver son index, on a dû le lui amputer.

Voici les derniers développements concernant les suites de cette épreuve, tels que décrits pas Donna, l'épouse de Richard: 

De : Donna Vidal 
Date : 21 mars 2017 à 21:26
Objet : Richard: le 21 mars

  

Bonjour,

Aujourd’jui, Richard a eu son coronographie. Il n’avait pas un bloquage, pas deux blocages mais plutot huit. Il a passé trois heures sur la table d’opération pour les débloquer. Après la procédure, il était épuisé (son médecin aussi). Mais il semble mieux comprendre ce qui lui arrive. Ça fait longtemps qu’il prend des médicaments qui lui sont prescrits. Il fait des tapis roulants à chaque année. Mais ses bloquages n’ont jamais été détectés. Il fallait perdre un doigt pour se rendre compte du sérieux de sa situation cardiaque. Il se dit qu’il vaut mieux avoir un doigt coupé et vivre que d’avoir ses artères bouchées à huit endroits et risquer une crise cardiaque massive.
 
Demain au début de l’après-midi, il va subir une échographie par l’oesophage pout assurer que le flotteur n’a pas créé un caillot de sang. Une fois le flotteur parti, on ne veut pas diffuser un caillot à travers son corps.

Il  restera à procéder à l’ablation du flotteur d’ici la fin de semaine (dans le meilleur des mondes, bien sûr).

Amicalement,

Donna


Une amie à qui j’ai partagé hier soir le message ci-dessous, m’a écrit ces mots:

Merci pour les nouvelles!

Je n'en reviens pas de voir LE DOIGT de la Providence dans tout ce qui arrive à Richard.

Merci Seigneur de nous avoir montré, une fois de plus, ta délicatesse et ta tendresse!

Tu sais comment nous précéder...On ne comprend pas toujours, mais avec ce qui arrrive à Richard, ton message est clair...TU ES LÀ!


Ce petit mot écrit par mon amie, m’a rappelé une conversation que j’ai eue avec Richard mercredi dernier, quand je lui ai rendu visite à l’hôpital Notre-Dame de Montréal. Richard m’a alors partagé qu’une image lui revenait à l’esprit depuis quelques heures: il s’agissait de la « création d’Adam » telle que représentée et peinte par Michel-Ange sur les murs de la Chapelle Sixtine, où l’on voit Dieu le Père essayant de toucher Adam de son index.

Mystérieuses coïncidences, n’est-ce pas?

Nous savons depuis que Jésus est venu nous révéler le mystère du vrai Dieu, que le DOIGT de Dieu, c’est l’Esprit Saint Consolateur, Défenseur et Guérisseur.

Merci ESPRIT SAINT pour toutes tes bontés et pour nous montrer qu’au milieu de toutes nos épreuves et de toutes nous souffrances, « Tu es là dans nos vies ».


Post Scriptum:  Une amie religieuse à qui j’ai envoyé ce blogue, m’a répondu ceci, que je trouve tellement beau que je vous le partage: 

De : Isabelle  
Envoyé : 22 mars 2017 09:26
À : Guy Simard
Objet : RE: Dernières nouvelles

Merci pour cela.  En lisant votre blogue, Dieu me disait que Richard Vidal n'écrit pas de la musique avec ses mains mais avec son coeur.
C'est pourquoi je prie afin que son coeur soit au meilleur, son coeur physique bien sûr, parce que je vois que son coeur plein de tendresse et de bonté demeurera toujours là.
Nous continuons de prier pour lui et sa famille.  Peut-être que nos prières et celles de bien du monde ont fait en sorte que le médecin ait pu trouver tous ces blocages d'artères. 
Le meilleur est à venir, j'en suis certaine.

Bon printemps, s'il peut venir.

Isabelle, cnd 

P.S. Je viens de travailler avec une compagne qui est un peu responsable de la liturgie de la Veillée pascale.  Elle a choisi la « Messe du Jour Nouveau » de Richard Vidal.  Nous chanterons pour lui.


(1) Dieu ma joie: Prières demandées pour M. Richard Vidal

      dieumajoie.blogspot.com/2017/03/prieres-demandees-pour-m.html 





dimanche 19 mars 2017

Comment Jésus va à la pêche

Comment Jésus va à la pêche
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« Donne-moi à boire » (Jn 4, 7)

Jésus n’a jamais été un pécheur, mais Il fut et Il est le plus grand pêcheur. Un jour, alors que ses amis pêcheurs sur le lac de Galilée avaient passé la nuit sans rien prendre, Jésus  demande à Simon de retourner au large et de jeter à nouveau les filets. Jésus connaissait les qualités de leader de Simon; c’est pourquoi il s’adresse à lui. Simon, faisant un acte de foi pure en la Parole de Dieu, obéit et emmène ses amis dans cette folle aventure en compagnie de Jésus. Et ce fut la pêche de leur vie. Les poissons étaient en si grand nombre, qu’ils rompaient les filets. Simon, pris de vertige et de sainte frayeur en réalisant qui était dans la barque avec eux, se jette aux pieds de Jésus et lui demande de s’éloigner de lui car il se sent pécheur. Mais Jésus le réconforte et l’encourage en lui disant que désormais, ce seront des hommes qu’il prendra dans ses filets (Lc 5, 10). La vocation de Simon Pierre et des autres apôtres était alors annoncée: ils deviendront des pêcheurs de pécheurs.

Jésus, ce jour-là s’est manifesté comme étant le maître par excellence des pêcheurs de pécheurs. Jésus a consacré toute sa vie à pêcher des pécheurs et Il le fera jusqu’à la fin du monde en choisissant des amis qui pêcheront avec Lui. Aujourd’hui, l’Église nous présente comme évangile du troisième dimanche du Carême de l’année A, la rencontre de Jésus avec la Samaritaine. Ce très long évangile, nous montre comment Jésus s’y prenait pour pêcher des êtres humains. Il nous faut apprendre de Lui, les rudiments de la pêche aux pécheurs. Car la Samaritaine, tout comme nous, était une grande pécheresse. J’espère chers amis, que vous vous considérez tous comme étant de grands pécheurs. On peut être un grand pécheur pour deux raisons: parce qu’on fait de gros péchés ou parce qu’on fait de nombreux péchés. Vous êtes sûrement dans une de ces deux catégories. Ne dit-on pas; « Je suis un grand amateur de fruits de mer » pour signifier qu'on en mange beaucoup et souvent?

La Samaritaine va puiser son eau en plein midi. Il y a une raison à cela. La raison est facile à trouver: elle ne veut rencontrer personne. Qui ira puiser de l’eau à un puits à l’heure la plus chaude de la journée? Cette femme n’avait vraiment pas le désir de rencontrer quelqu’un; et encore moins un Juif. Jésus, épuisé par la fatigue du voyage, se reposait près du puits, seul. Ses amis étaient allés au village faire des provisions. Jésus voit cette femme s’approcher de Lui. Il la voit non pas tant avec les yeux de son corps, mais avec les yeux de son âme. L’âme de Jésus voit l’âme de cette femme; Il voit toutes les scories de cette âme, tous les méandres de la vie de cette Samaritaine. Et c’est cette âme qu’il veut sauver et nourrir.

Jésus, ne regardant pas sa fatigue, adresse la parole à la femme. Le pêcheur de pécheurs ne doit pas attendre que la personne devant lui lui adresse la parole; il doit toujours prendre les devants. Au diable la fatigue, au diable la timidité, au diable les très bonnes raisons de ne pas engager le dialogue. Si on veut pêcher, il faut tendre la perche. Si on ne la tend jamais, on ne prendra jamais rien. Jésus sait que cette femme ne veut rien savoir d’une rencontre au puits en plein midi. Jésus sait que cette femme est une Samaritaine et qu’un Juif ne doit pas entrer en relation avec une Samaritaine. S’il lui parle, il la surprendra et la fâchera sûrement car les Samaritains et les Juifs sont des ennemis jurés. Et pourtant, Jésus lui parle, Jésus lui adresse la Parole.

Quels sont les premiers mots que Jésus adresse à la femme? « Femme, donne-moi à boire? ». Quelles paroles extraordinaires de la part de Celui qui a tout à donner. Jésus ici, montre sa très grande vulnérabilité. Il n’a pas peur de montrer sa très grande vulnérabilité. La grande révélation chrétienne, c’est d’apprendre que Dieu est VULNÉRABLE. Dieu est en quelque sorte en manque. Dieu, l’Amour parfait, est en manque d’amour. À partir du moment où Dieu, l’Amour infini, crée une personne intelligente, capable d’aimer à son tour, Il ne peut qu’aimer cette personne et désirer être aimé. C’est le propre de toute personne ayant l’intelligence et la volonté, de désirer être aimé. Tout être humain désire être aimé et cherche à être aimé. Et nous sommes aussi en cela à l’image de Dieu. Chaque Personne divine veut être aimée, désire être aimée. Cette vérité, aussi surprenante qu’elle puisse paraître, est la RÉVÉLATION de Dieu et sur Dieu qui est pour moi peut-être la plus troublante: DIEU VEUT ÊTRE AIMÉ. Et si un jour je comprends et saisi l’amour infini que Dieu a pour moi, et que je comprends que cet amour infini qui m’aime, se meurt lui aussi d’être aimé, je ferai tout pour satisfaire cet amour, pour donner à l’Amour infini, l’amour qui lui est dû.

Quand Jésus demande à la Samaritaine de lui donner à boire, il ne fait pas qu’engager une conversation; il ne fait pas qu’une entrée en matière. Il révèle son cœur, le plus intime de son cœur. Le Sacré-Cœur de Jésus est apparu à plusieurs personnes au cours des siècles. Les paroles du Sacré-Cœur qui me touchent le plus, sont celles où Il exprime clairement à quel point Il désire être aimé de nous. Si Jésus désire tant notre amour, pourquoi ne voulons-nous pas le Lui donner? Voilà le grand mystère. Voilà aussi le motif et la raison principale de l’adoration eucharistique, de la prière, et de la charité. Mère Teresa de Calcutta a dit plusieurs fois que la raison de son amour pour les pauvres, est la parole de Jésus sur la croix: « J’AI SOIF ». Jésus a soif d’être aimé en ses pauvres et en chacun de nous. Car il habite en chacun de nous. Il est chacun de nous. Mère Teresa savait qu’en servant le pauvre, elle servait Jésus et Lui donnait à boire, à manger; qu’elle Le vêtait et Le visitait (Mathieu 25, 35-40).

Jésus sur la croix, en disant « J’ai soif » (Jn 19, 28), nous dit qu’il se meurt d’être aimé. Dire « donne-moi à boire » (Jn 4, 7) et dire « J’ai soif », c’est dire la même chose. Saint Jean, l’apôtre qui, semble-t-il, a le mieux compris l’amour de Jésus, commence et termine son évangile en affirmant que Jésus veut être aimé.   

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour.   …  Si tu savais combien je suis altéré de me faire aimer des hommes, tu n’épargnerais rien pour cela. J’ai soif, je brûle du désir d’être aimé.  » (Le Sacré Cœur à sainte Marguerite-Marie Alacoque)


Fait récent: Voici un petit fait récent: notre communauté religieuse accueille ces jours-ci un jeune adulte de trente ans qui est retourné aux études. Il habite en dehors de Montréal. Nous lui offrons le gîte pour une durée de quatre mois, le temps qu’il termine ses études. Son nom est Francis.

Notre métropole (Montréal) a subi la semaine dernière ce qu’on peut considérer comme étant la plus grande tempête de cet hiver. Francis est allé suivre ses cours ce jour-là. En cours de route, il a vu trois jeunes femmes qui semblaient avoir de la difficulté à déneiger leur automobile. Les bancs de neige soufflés par les déneigeuses de la ville, ensevelissent souvent partiellement les autos. Francis a garé sa voiture et à demandé à ces dames si elles avaient besoin d’aide. Elles ont trouvé Francis très gentil et ont accepté son aide. Pour le remercier, elles l’ont inviter à aller manger une crêpe avec elles dans un restaurant situé tout près. Francis a accepté l’invitation et le voilà assis avec ces dames dans le restaurant. Très tôt dans la conversation, Francis leur a posé cette question : « Croyez-vous en quelque chose? ». Une des dames, sûrement étonnée de la question, a répondu : « Doit-on croire en quelque chose? » Il s’en est suivi une discussion autour de la religion. Francis, il est vrai, est chrétien et chrétien convaincu. Comme vous pouvez le constater, il a le désir de faire connaître Jésus et l’audace de faire réfléchir les gens sur les vraies questions. Voilà un exemple à suivre.

Quel lien y a-t-il entre ce fait divers et l’évangile du jour? Dans les deux cas nous sommes en présence d’un évangélisateur et de personnes évangélisées. Dans les deux cas, une personne consciente de porter en elle un trésor qu’elle se doit de partager, prend les devants dans un dialogue avec quelqu’un qu’elle ne connaît pas et qu’elle va sûrement déstabiliser par ses questions. Or voilà souvent une occasion à ne pas manquer. Jésus a révélé à la Samaritaine des vérités qu’il n’a même pas partagées avec ses meilleurs amis. On serait surpris de voir le bien que nous pouvons faire à de purs étrangers, en engageant une discussion sur la foi, ainsi que le bien qu’on pourrait se ferait à soi-même en agissant ainsi. Il est souvent plus facile de parler des choses de la foi avec des étrangers qu’avec des membres de notre famille ou de notre entourage. Si cela est vrai, pourquoi n’en profitons-nous pas?

Questions: Ai-je déjà consciemment et volontairement posé des questions en rapport avec la foi à un pur étranger? Ai-je déjà eu l’audace de faire réfléchir une personne rencontrée au hasard, sur les vraies questions de la vie ou sur la question de la mort? Si ma réponse à ces questions est négative, puis-je envisager que dorénavant je pourrais le faire?







vendredi 17 mars 2017

Oraisons jaculatoires évangéliques

Oraisons jaculatoires évangéliques  
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Chers amis,    

Connaissez-vous l’expression « oraison jaculatoire »? Une belle façon de décrire ou de définir ce qu’est une oraison jaculatoire, est celle-ci:  

« Prière extrêmement brève adressée à Dieu au cours de nos journées, de nos occupations. La pensée, l’élan du cœur suffisent à cette prière. » (1)

Origine de cette expression :

« Cela vient du mot latin « jaculum » qui veut dire flèche, javelot. C’est une prière très brève, un cri du cœur qui s’élance vers Dieu. Le but des oraisons jaculatoires est l’union de l’âme avec Dieu » (2)

On peut inventer les oraisons jaculatoires que l’on veut. Par exemple :

« Mon Dieu, je vous aime ».

« Dieu, soyez mon tout »

« Dieu, sois ma joie »,   etc. etc.

Le grand docteur de l’Église qu’est saint François de Sales, nous dit ceci au chapitre 13 de son chef-d’œuvre intitulé « Introduction à la vie dévote » (François de Sales écrit dans un vieux français qui peut étonner un lecteur d’aujourd’hui):

« Aspire donc bien souvent en Dieu, Philothée, par de courts mais ardents élancements de ton cœur. … On fait ainsi les oraisons jaculatoires, que le grand saint Augustin conseille si soigneusement à la dévote dame Proba (Ep 130, 10). Cet exercice n’est pas malaisé, car il se peut entrelacer en toutes nos affaires et occupations, sans aucunement les incommoder, d’autant que, en ces élancements intérieurs, on ne fait que de petits et courts divertissements qui n’empêchent nullement, mais au contraire servent beaucoup à la poursuite de ce que nous faisons. Le pèlerin qui prend un peu de vin pour réjouir son cœur et rafraîchir sa bouche, bien qu’il s’arrête un peu pour cela, ne rompt pourtant pas son voyage; au contraire, il prend de la force pour le parachever plus rapidement et aisément, ne s’arrêtant que pour mieux aller. »

La grande qualité de saint François de Sales, est selon moi cette capacité qu’il a de donner des exemples simples et convaincants qui illustrent très bien ses propos. Nous venons d’en avoir la preuve.

La perfection chrétienne consiste, entre autres choses, en l’union continuelle à Dieu. Le chrétien, selon moi, ne doit pas d’abord viser comme but, la perfection morale; il doit d’abord viser l’union continuelle à Dieu. Si quelqu’un arrive à être le plus possible présent à Dieu durant sa journée, au point d’arriver un jour à un état de présence continuelle à Dieu, il évitera sûrement le péché. Tant que saint Pierre, marchant sur les eaux, avait les yeux fixés sur Jésus, il était sûr de ne pas enfoncer dans les eaux. Ce n’est que lorsqu’il a détourné son regard des yeux de son Maître, qu’il a commencé à enfoncer dans les eaux, les eaux étant souvent associées au péché dans la Bible (ex: le déluge, le pharaon et son armée engloutis dans les eaux pour avoir maltraités le peuple de Dieu, etc.) Les oraisons jaculatoires sont un excellent moyen de « garder les yeux fixés sur Jésus » (Lettre aux Hébreux 12, 2).

Parlant de Jésus, j’arrive maintenant au sujet comme tel de ce blogue. Les évangiles nous proposent, sans le dire clairement, des oraisons jaculatoires extraordinaires. Il m’arrive d’encourager mes paroissiens à prier avec les mots mêmes des priants des évangiles. Plusieurs personnes ont prié Jésus dans leurs mots simples et remplis de foi et elles ont été exaucées. Ces prières font désormais partie de la Parole de Dieu et sont donc " inspirées ", c'est-à dire " voulues par l'Esprit Saint ". Les paroles que nous offrent les priants des évangiles, peuvent être de très belles « oraisons jaculatoires ». En utilisant les mots de ces priants, nous aurons nous aussi les « yeux fixés sur Jésus », et nous pourrons avoir la ferme espérance d’être exaucés à notre tour. La liturgie du présent Carême nous offre comme sur un plateau d’argent, de telles oraisons jaculatoires. Hier, à la fin des Laudes (office du matin du bréviaire ou de « la prière du temps présent), nous étions invités à prier ainsi: 

INTERCESSION

Malgré nos fautes, Seigneur, ne ferme pas ton oreille, inspire-nous la vraie prière :

R/
Kyrie eleison.

Viens à notre aide, nous périssons. (Mt 8, 25)

Dis seulement une parole, et nous serons sauvés. (Mt 8, 8)

Si tu le veux, tu peux nous guérir. (Lc 5, 12)

Viens au secours de notre incroyance. (Mc 9,24)

Souviens-toi de nous quand tu viendras dans ton Royaume. (Lc 23, 42)

Apprends-nous toi-même à prier (Lc 11, 1):       Notre Père... (à la fin des intercessions, aux laudes, nous prions toujours le Notre Père)

(Laudes du jeudi de la deuxième semaine du Carême)

NDLR : C’est moi qui ai ajouté entre parenthèses, les références bibliques de ces prières. Nous pouvons changer un ou l’autre des mots de ces prières, pour les rendre plus conformes aux évangiles. Je les ai laissées telles qu’elles par respect pour la prière liturgique offerte durant le Carême.

Voilà à mes yeux, de très belles oraisons jaculatoires évangéliques (tirées des évangiles). Pourquoi, en ce Carême 2017, et même durant toute l’année, ne pas prendre l’habitude de choisir une de ces phrases en nous levant le matin, et la répéter souvent durant la journée? Nous cheminerons alors vers la prière continuelle, les yeux fixés sur Jésus. 


(1) Définition : Oraison jaculatoire - - Eglise catholique en France

www.eglise.catholique.fr › Glossaire


(2) Oraisons jaculatoires - Chemin d'Amour vers le Père

www.spiritualite-chretienne.com/prieres/invocations/oraisons-jaculatoires.html


 



mardi 14 mars 2017

Prières demandées pour M. Richard Vidal

Prières demandées pour M. Richard Vidal
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Richard Vidal

Chers amis lecteurs et lectrices de mon blogue, 

Si vous êtes de ces gens qui aiment fréquenter régulièrement mon blogue, vous avez entendu parler de mon bon ami Richard Vidal, auteur-compositeur-interprète québécois de chants religieux.

Richard vit en ce moment une terrible épreuve. Aujourd’hui même, on lui amputait l’index de la main gauche, à l’hôpital Notre-Dame de Montréal. C’était la troisième opération sur ce doigt en cinq jours. Les deux premières opérations qui avaient pour but de sauver sont index ayant échoué, on a dû aujourd’hui lui amputer le doigt. Pour un guitariste comme Richard, qui compose musique et chants, cette épreuve est immense. Richard ne pourra plus utiliser sa main gauche pour jouer des accords sur une guitare.

Les médecins ont réussi à sauver le majeur de la main gauche, mais ce doigt aura besoin d’une longue réhabilitation pour pouvoir plier à nouveau. La famille de Richard compte sur nos prières pour que la réhabilitation soit efficace. Voici ce que vient de m’écrire Myriam, la fille de Richard et de Donna:

Les prières dont nous avons besoin sont pour la réhabilitation de son majeur. Sans son majeur, c’est certain qu’il ne rejouera plus de piano. Même s’il n’a plus son index, il peut toujours réapprendre à jouer avec 4 doigts. Mais sans l’index ET le majeur, ça devient difficile. Donc on prie pour que son majeur soit capable un jour de bouger et de plier de façon à ce qu’il puisse rejouer du piano. Il aura plusieurs mois de physiothérapie et des exercices. Il aura besoin de beaucoup de force physique et mentale mais je suis confiante que ça ira bien.

Myriam

Origine du drame:

Voici le mot que Donna, son épouse, m’a envoyé dimanche soir dernier:

Cher Guy

Jeudi dernier, Richard était en train de fabriquer une boîte à jouets pour notre petite fille Sarah lorsqu’il a eu un accident. En voulant ajuster sa scie, le vent créé par la lame a tiré sa main vers sa partie coupante et a sectionné son index de la main gauche. Après voir appelé le 9-1-1, j’ai ramassé le doigt et les ambulanciers ont amené et le patient et le doigt à l’hôpital de l’Enfant-Jésus (NDLR cet hôpital se trouve à Québec, ville où réside Richard). Mais ils l’ont rapidement expédié à Montréal à l’Hôpital Notre-Dame en implantologie. On a tout fait pour sauver l’index et nous avions vécu l’espoir de pouvoir réussir mais en vain. Bien qu’ils aient essayé de le rattacher, aujourd’hui, ils se sont rendu compte que le sang ne passait plus dans le doigt et ils vont l’amputer au début de la semaine.

Depuis l’accident, Richard est préoccupé en essayant de trouver des moyens de pouvoir reprendre sa musique. Quant au piano, ce n’est pas un problème. C’est juste une question de doigté. Mais pour la guitare, c’est une autre question. En plaçant les accords à l’envers, peut-être pourrait-il apprendre à jouer comme gaucher. On verra.

Je vais te garder au courant de ses développements.

Donna

Dernières nouvelles:

Voici ce que m’a écrit Myriam une fois son papa revenu dans sa chambre, après l’opération d'aujourd'hui:

Merci pour vos prières. Votre support est important.  

Ils ont amputé son index aujourd’hui et il est de retour à sa chambre. Il se sent relativement bien. Pas de douleur pour le moment et son moral est bon. Il aura beaucoup de réhabilitation à faire pour retrouver l’usage de son majeur (le doigt qu’ils ont réussi à sauver) mais il est déterminé à faire ce qu’il faut. Il devrait retourner à Québec d’ici samedi ou dimanche.  

Myriam

Et voici le mot que je viens de recevoir de Donna, son épouse:

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, ils ont enlevé 100% de l’index de la main gauche. Le majeur et le pouce ont été affectés mais avec des exercices et des traitements à l'hôpital François Charron, ils devraient reprendre de 25% à 75% de leur force. Son taux d’hémoglobine est remonté après sa 7e transfusion. Alors, il a plus d’énergie. Il s’est assis pendant plusieurs heures hier et aujourd’hui et il commence à faire de très courtes promenades dans le corridor. Il a toujours un bon moral pendant qu’il réfléchit sur les moyens de contourner ses difficultés. Homme de foi et homme très déterminé, je suis confiante qu’il sortira de ces difficultés encore plus fort que jamais.

Merci de votre appui.

Donna

Je remercie le Seigneur d’avoir permis que l’opération d’aujourd’hui se soit déroulée dans les meilleures conditions possibles, car Richard était très faible et ne se sentait vraiment pas bien avant l’opération. 

Je vous supplie de prier pour lui et pour sa famille. Et je vous remercie pour vos prières. Prions pour que le majeur de la main gauche de Richard revienne avec le temps quasi à la normale. Richard pourra alors continuer de faire de la musique, en s’accompagnant tout au moins au piano, POUR NOTRE PLUS GRAND BONHEUR ET NOTRE PLUS GRANDE JOIE.

« ESPRIT SAINT, ESPRIT DE GUÉRISON, TOI LE DÉFENSEUR ET LE CONSOLATEUR, PRENDS SOIN DE MON AMI RICHARD; VEILLE SUR LUI ET PERMETS QU’IL PUISSE DE NOUVEAU COMPOSER DES CHANTS ET LES JOUER SUR UN INSTRUMENT. NOUS T’ADRESSONS CETTE PRIÈRE EN TOUTE CONFIANCE.   AMEN !

Pour les personnes qui ne connaîtraient pas du tout Richard, je vous invite à aller sur Google et à écrire Dieu ma joie Richard Vidal. Vous y trouverez certains de mes blogues qui parlent de lui.

Ajout en date du 15 mars 2017: DERNIÈRES NOUVELLES


De : Guy Simard  Date : 15 mars 2017 à 18:51
Objet : Dernières nouvelles
À : Donna et Myriam Vidal  

Chères Donna et Myriam, 

Voici les dernières nouvelles. 

Avouez, n'est-ce pas, que là je vous étonne. 

J'arrive de passer une heure avec Richard, nous avons "placoté en masse ". Je l'ai trouvé très bien; c'est le Richard que j'ai toujours connu. Je ne m'attendais pas du tout à le trouver avec une si bonne mine. Il m'a dit: " Tu es arrivé à temps, car jusqu'à trois heures, je n'allais pas très bien ". Je suis arrivé dans sa chambre vers 16h45. 

Je serais très étonné que Richard ne sorte pas de l'hôpital demain. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai voulu lui rendre visite aujourd'hui. Pour le moment, il est un peu étourdi quand il essaie de se lever, Mais demain, il sera en forme pour sortir, croyez-moi. 

JE REMERCIE LE SEIGNEUR DE L'AVOIR VU EN SI BONNE FORME ET D'AVOIR ÉPARGNÉ MON BON AMI RICHARD, DANS SA MALCHANCE. 

J'ai hâte de savoir si l'alliance qu'il porte normalement à son annulaire gauche, a reçu un coup de scie ronde. Richard vous expliquera pourquoi j'ai hâte de savoir ça. 

Amicalement, 

Guy, omv