vendredi 5 août 2016

5 août: mort de notre fondateur, Bruno Lantéri

5 août: mort de notre fondateur, Bruno Lantéri
Guy Simard, omv, priant pour Archer devant la tombe du Père Lantéri
24 mai 2016

Aujourd’hui, nous commémorons la mort du fondateur de notre Congrégation religieuse, le Vénérable Bruno Lantéri. Le 5 août 1830, à 9h05 du matin, soit dans une demi-heure, heure du Canada, Bruno Lantéri rendait son âme à Dieu et allait rejoindre Celui qu’il a toujours aimé et qu’il appelait « son doux Jésus ». Voici, ci-dessous, la traduction de la relation de sa mort, telle qu’on la retrouve dans la meilleure biographie écrite selon moi sur notre fondateur. Il est présentement 8h45, heure du Canada. Quand j’aurai terminé ce blogue, il sera probablement 9h05, heure où notre bien-aimé fondateur est entré au ciel.

« Durant la nuit du 5 août, la condition de Bruno semblait stable. À 8:00 du matin, le 5 août, Antonio Ferrero était en train de lire une lettre reçue de Giovanni Battista Rubino, un prêtre ami de Bruno et associé aux Oblats depuis longtemps. Soudain Ferrero reçut l’annonce que Bruno venait d’entrer dans son agonie finale. Il courut dans la chambre de Bruno où la communauté se rassembla rapidement.

L’agonie de Bruno fut « très douce », nous dit Loggero. Bruno « s’unit avec une profonde dévotion aux prières qui recommandaient son âme à Dieu ». Des larmes coulaient des yeux des Oblats réunis autour du lit de leur fondateur, exprimant ainsi la conscience qu’ils avaient de la perte qu’ils étaient en train de vivre. Ferrero raconte que « Bruno désira qu’un large crucifix soit mis autour de son cou et qu’on lui apporte un contenant rempli de reliques ». Il demeura « parfaitement conscient et en paix jusqu’à son dernier souffle ».

Des prières et des passages des Saintes Écritures furent lues aux côtés du lit de Bruno et, nous dit Ferrero, « notre fondateur sourit à toutes les pensées qui exprimaient des sentiments de confiance et des épanchements d’amour ». Quelques instants avant de mourir, « il nous a tous bénis une fois de plus », et il enjoignit ses Oblats « de s’aimer les uns les autres, et de demeurer toujours unis de cœur, quoi qu’il en coûte, en Jésus et en Marie ». Bruno « nous demanda pardon s’il nous avait offensés ». 

Il est présentement 9h04; je fais une pose pour m’unir à notre fondateur qui me voit écrire ces lignes du haut du ciel et pour prier pour tous les Oblats de la Vierge Marie. Voici la prière que je viens de dire: « Cher Père Lantéri, merci de m’avoir attiré à votre suite, chez les Oblats de la Vierge Marie. Fais-moi aimer ton « doux Jésus » et notre tendre Mère Marie. Je te prie pour tous les Oblats de la Vierge Marie ».

Je continue maintenant la traduction:

Loggero décrit ainsi la dernière requête de Bruno: « Quand les mots de l’évangile de saint Jean furent lus, « Père Saint, garde-les fidèles à ton nom, que tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme toi et moi nous sommes un », il demanda au Père Ferrero qui l’assistait, de répéter ces mots ».

Comme Ferrero lisait à nouveau le texte évangélique, le moment tant attendu arriva. Loggero raconte: « Quand il entendit ces mots, il leva les yeux au ciel et eut un large sourire. Puis il baissa les yeux, et entra au Paradis ». Ferrero ajoute: « Quand les mots de l’Évangile « garde-les, pour qu’ils soient un comme nous sommes un », furent lus, il baissa les yeux et n’était plus dorénavant parmi nous. » Il était 9 :05 du matin, le 5 août 1830.

Ferrero a écrit que même si tous regardaient leur fondateur, la respiration de Bruno cessa si doucement « que personne ne s’en aperçut ». De fait, continue Ferrero, « je pensai qu’il était toujours en vie et je dis le Proficiscere (prière pour les mourants), mais il était déjà avec Dieu ». Loggero parle de la mort de Bruno comme d’un « heureux passage vers le repos éternel », et Ferrero écrivit que Bruno « mourut en homme juste, tout comme il avait toujours vécu ». (1)

(1) Timothy Gallagher, Begin Again,






jeudi 4 août 2016

Prière pour Archer

Prière pour Archer 
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Archer sur un terrain de sport        Parents d'Archer: Louise et Bill

Chers amis, je vous encourage à prier demain avec confiance et avec foi, pour la guérison d’Archer Senft. Il y a un an, en la date du 5 août 2015, Archer a vécu le terrible accident qui le cloue encore à ce jour à sa chaise roulante. Je vous demande de prier Dieu par l’intercession de notre fondateur, le Père Bruno Lantéri, qui est mort le 5 août 1830, afin que demain, Archer se lève et se tienne sur ses pieds. « Dieu, nous savons que Tu peux tout, si Tu le veux ». Les miracles se produisent toujours en raison de la foi et pour la foi. C’est l’immense foi de la Vierge Marie, qui a fait produire à Jésus son premier miracle; et ce miracle a produit la foi dans le cœur des disciples: « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. » (Jn 2, 11)

Imaginez le bien que cette guérison opérerait pour votre foi, pour la foi de ceux et celles qui en entendraient parler, pour la foi de la famille Senft. Pour ma part, j’imagine aisément l’accroissement de foi qu’un tel miracle produirait en moi et dans le cœur de mes paroissiens. J’espère encore qu’un jour Archer se tiendra sur ses pieds en notre église, et remerciera nos paroissiens d’avoir prié pour sa guérison.

DEMAIN, PRIONS AVEC FOI ET CONFIANCE. DIEU PEUT TOUT.

Amicalement,

Guy, omv


dimanche 31 juillet 2016

" Gardez-vous de toute âpreté au gain " (Jésus)

« Gardez-vous de toute âpreté au gain »  (Jésus)

L’évangile d’aujourd’hui est d’une actualité criante. Jésus, notre Seigneur et notre Dieu nous dit, du haut de toute son autorité: « Gardez-vous de toute âpreté au gain, car la vie d’un homme, fût-il  dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. » (Lc 12, 15).

Saint Paul, pour sa part, nous dit dans une de ses lettres pastorales: « La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent » (1 Timothée 6, 10).

La parole que nous entendons aujourd’hui de la bouche de Jésus, met le doit sur le fléau numéro un qui afflige notre monde et qui est la cause d’injustices graves et d’inégalités scandaleuses: l’âpreté au gain, la recherche obsessionnelle des richesses. « GARDEZ-VOUS DE TOUTE ÂPRETÉ AU GAIN !!! », nous dit Jésus du haut de toute son autorité.   

L’évangile d’aujourd’hui commence par une demande faite à Jésus. Un homme demande à Jésus de régler ce qu’il juge comme étant une injustice familiale: « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage ». Jésus lui dit qu’il n’a pas l’autorité pour régler ce problème; qu’il aille voir un juge. Mais Jésus profite de la situation pour se tourner vers la foule et pour donner à tous une règle de conduite. S’adressant à la foule, Jésus dit: « Gardez-vous de toute âpreté au gain, car la vie d’un homme, fût-il  dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. »

La religion n’est pas là pour régler les problèmes. Elle est là pour donner des règles de vie. Pour régler les problèmes, il y a la justice des hommes, qui, espérons-le, s’inspirera de la Parole de Dieu. Jésus fait savoir à cet homme qui l’interroge, qu’Il ne règlera pas son problème, mais Il fera beaucoup mieux: Il lui donnera un principe de vie qui le conduira sur le chemin du bonheur et de la vraie liberté.   

Aujourd’hui, dans le monde, le pape François est l’autorité morale par excellence. Grâce à lui, nous entendons en quelque sorte la voix de Jésus. Le pape ne cesse de proclamer sur tous les tons que l’économie n’est pas une fin en soi. La fin, le but, c’est l’être humain. Il faut servir la personne, avant l’économie.

« L’argent doit servir et non pas gouverner! Le Pape aime tout le monde, riches et pauvres, mais il a le devoir, au nom du Christ, de rappeler que les riches doivent aider les pauvres, les respecter et les promouvoir. Je vous exhorte à la solidarité désintéressée et à un retour de l’économie et de la finance à une éthique en faveur de l’être humain. » (La joie de l’Évangile, no. 58).

Dans cette même exhortation apostolique, le pape cite un des plus fameux Pères de l’Église: saint Jean Chrysostome, qui dit ceci: « Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens, c’est les voler et leur enlever la vie. Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs. ». (La joie de l’Évangile », au numéro 57).

Cette phrase de saint Jean Chrysostome a fait revenir à ma mémoire un des textes les plus forts que j’aie mis sur mon blogue. Ce texte a pour titre: M. Jean-Robert Ouimet: le bon vigneron (voir: Dieu ma joie: M. Jean-Robert Ouimet: le bon vigneron)

M. Jean-Robert Ouimet est un des hommes d’affaires les plus prospères qu’ait connu le Québec. Il est le fondateur de la compagnie Cordon Bleu. M. Ouimet est devenu très riche. À tel point que sa richesse lui a causé un jour un malaise et un problème moral. En 1983, il a pris l’avion en direction de Calcutta pour aller consulter Mère Teresa et lui demander conseil. Arrivé devant celle qui sera canonisée par l’Église dans quelques semaines, il lui a demandé s’il devait donner tout ce qu’il avait. Voici le témoignage de M. Ouimet:

« J’ai rencontré Mère Teresa, il y a 26 ans, en 1983. Et, je lui posé ma question : Est-ce que je dois donner tout ce que j’ai? On a tous de l’argent, une certaine richesse, une sécurité alors qu’au Canada, des millions d’humains n’ont pas de travail. Elle me répond : Tu n’as rien à donner, tu n’as rien à toi. Ce n’est pas à toi, tout t’a été prêté. Si tu veux, dit-elle, tu peux gérer pour Dieu, mais c’est mieux avec Dieu. Si tu veux faire cela, ajoute-t-elle, il faut que tu suives la hiérarchie de l’Amour du Christ. Ta femme d’abord (alors qu’en 1983, ma femme ne passait pas au premier rang). Après ta femme, ce sont tes 4 enfants, pas avant. Tes enfants ne t’appartiennent pas; ils te sont prêtés. Dieu va te demander ce que tu as fait de ta femme, tes 4 enfants et après les humains avec lesquels tu travailles. Un par un, il va te demander ce que tu as fait avec ces gens-là. 

Juste avant que je quitte, Mère Teresa m’a dit ceci : « Mr. Ouimet, even if you want to manage what God has loaned to you, even if you want to that, don’t try. Without praying a lot, you will not be able. » (« M. Ouimet, même si vous désirez administrer ce que Dieu vous a prêté, même si vous voulez faire cela, n’essayez pas. Sans beaucoup prier, vous ne serez pas capable. ») Je savais qu’elle avait raison, il fallait que je prenne une décision. Je suis dans l’avion et je me dis: « Seigneur, je décide de gérer avec Toi. » Je venais de comprendre que je devais gérer avec Dieu; néanmoins Mère Teresa venait de mettre tout mon programme de vie par terre. Elle venait de me dire que sans la prière, je ne réussirais pas. J’ai dit : «Jésus, je sais qu’elle avait raison, et permets-moi de t’informer que j’ai pris ma décision: tous les jours de ma vie, à compter du dimanche 7 février 1983, je vais aller te recevoir à l’Eucharistie. » Je témoigne que 26 ans plus tard, je n’ai jamais manqué une journée sauf par exception. Je n’ai pas de mérites, j’en ai besoin même encore plus aujourd’hui. Si je suis ici ce soir, c’est à cause de cela. C’est cela qui m’a tenu dans la vie. Si ma femme et mes enfants étaient ici, ils vous diraient que je parle moins et que j’écoute plus, et surtout que je les aime plus. Je trouve que pour moi (ce soir, je ne fais aucun enseignement; je vous raconte et vous en faites ce que vous voulez), la fréquentation à l’Eucharistie m’a sauvé. Tous les jours depuis 26 ans, c’est ce qui m’a aidé à aimer plus. »

Ce témoignage est vraiment extraordinaire. Il nous montre à l’évidence que l’enseignement moral, aussi bon soit-il, sera toujours insuffisant. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un Sauveur, de Quelqu’un qui se nomme Dieu et qui est capable de réaliser en nous ce qu’il nous serait impossible d’accomplir si nous ne pouvions compter que sur nos propres forces.

Personnellement, j’aime beaucoup le message que Jésus donne aujourd’hui à tous ceux et celles qui recherchent de façon effrénée la richesse, qui ne travaillent que pour eux-mêmes, sans penser aux plus démunis. Voici ce que Jésus pense d’eux et leur dit :

« TU ES FOU ! » (Lc 12, 20)


mercredi 27 juillet 2016

Le pape François dénonce la vente d'armes

Le pape François dénonce la vente d’armes


Mon ami Mathieu m’a dit hier au téléphone qu’il a mis sur Facebook un texte du pape François qui condamne la vente d’armes. Mathieu m’a aussi dit qu’il reçoit beaucoup de messages de gens qui sont touchés par les propos du pape sur ce sujet. Il est vrai qu’il est très rare d’entendre un chef d’État (le pape est aussi un chef d’État) se prononcer contre le commerce des armes. Cela se comprend aisément: la plupart des pays les plus riches et les plus industrialisés de la planète, vendent des armes aux pays qui vivent des conflits, dans un but purement économique. Voilà où aboutit la logique des nations qui mettent l’économie au-dessus du bien des personnes.

J’ai donc été voir sur l’internet pour constater par moi-même à quel point le pape a souvent dénoncé les pays qui font le commerce des armes. Étonnamment, il semble que se soit surtout en présence de jeunes que le pape s’est ouvert le cœur sur ce sujet. J’ai écrit « étonnamment », mais de fait, cela ne m’étonne pas car les adultes sont plus portés à l’hypocrisie et à la duperie, que les enfants. Les adultes se forgent toujours de très bonnes raisons pour justifier le mal qu’ils font. Ne dit-on pas que « la vérité sort de la bouche des enfants ». De plus, le présent appartient aux adultes, mais l’avenir appartient aux enfants. Le pape sait très bien qu'en touchant le coeur des enfants, il construit l'avenir. Voici quelques unes des interventions du pape sur ce sujet.

Question, d’un enfant égyptien: « Cher Pape, nous venons de pays pauvres où il y a des guerres. L’école est un bien pour nous; pourquoi les personnes puissantes n’aident-elles pas l’école ? ».

Réponse du pape: Pourquoi les personnes puissantes n’aident-elles pas l’école ? On peut poser la question à un niveau un peu plus large aussi : pourquoi de nombreuses personnes puissantes ne veulent-elles pas la paix ? Parce qu’elles vivent des guerres ! L’industrie des armes, cela est grave ! Les puissants, certains puissants, gagnent de l’argent en fabriquant des armes, et ils vendent les armes à ce pays-là qui est contre celui-ci, et ensuite ils les vendent à celui-ci qui est contre celui-là... C’est l’industrie de la mort ! Et ils gagnent de l’argent. Vous savez, la cupidité nous fait beaucoup de mal, l’envie d’avoir plus, plus, plus d’argent. Quand nous voyons que tout tourne autour de l’argent — le système économique tourne autour de l’argent et pas autour de la personne, de l’homme, de la femme, mais autour de l’argent — on sacrifie beaucoup et on fait la guerre pour défendre l’argent. C’est pourquoi tant de personnes ne veulent pas la paix. On gagne plus avec la guerre! On gagne de l’argent, mais on perd des vies, on perd la culture, on perd l’éducation, on perd tant de choses. C’est pour cela qu’ils ne la veulent pas. Un prêtre âgé que j’ai connu il y a plusieurs années disait cela : le diable entre à travers le portefeuille. Par la cupidité. C’est pour cela qu’ils ne veulent pas la paix! » (1)

Environ un mois plus tard, le pape répondait dans la même ligne à une autre jeune :

« Et merci à toi, Sara, passionnée de théâtre. Merci. « Je pense aux paroles de Jésus: donner la vie ». Nous en avons parlé à présent. « Souvent, nous respirons un sentiment de manque de confiance pour la vie ». Oui, parce qu’il y a des situations qui nous font penser: « Mais, est-ce la peine de vivre ainsi? Que puis-je attendre de cette vie? ». Pensons, dans ce monde, aux guerres. J’ai parfois dit que nous vivons une troisième guerre mondiale, mais par morceaux. Par morceaux : en Europe, il y a la guerre, en Afrique, il y a la guerre, au Moyen-Orient, il y a la guerre, dans d’autres pays, il y a la guerre... Mais comment puis-je avoir confiance dans une telle vie, puis-je avoir confiance dans les responsables du monde? Lorsque je donne mon vote à un candidat, puis-je avoir la certitude qu’il ne conduira pas mon pays à la guerre? Si tu ne te fies qu’aux hommes, tu as perdu! Cela me fait penser à une chose: des gens, des dirigeants, des entrepreneurs qui se disent chrétiens, et qui fabriquent des armes ! Cela me rend un peu méfiant: ils se disent chrétiens! « Non, non père, moi je ne fabrique pas, non, non... Mais j’ai placé mes économies, mes investissements, dans les usines d’armement ». Ah! Et pourquoi? « Parce que les intérêts sont un peu plus élevés... ». Et même le double jeu est monnaie courante aujourd’hui: dire une chose et en faire une autre. L’hypocrisie... Mais voyons ce qui s’est passé au siècle dernier: en 1914, en 1915, précisément. Il y a eu la grande tragédie de l’Arménie. Beaucoup sont morts. Je ne me souviens plus du nombre, plus d’un million certainement. Mais où étaient les grandes puissances alors? Elles regardaient d’un autre côté. Pourquoi? Parce qu’elles étaient intéressées par la guerre, leur guerre! Et ceux qui meurent sont des personnes, des êtres humains de deuxième classe. Puis, dans les années trente-quarante, la tragédie de la Shoah. Les grandes puissances avaient les photographies des lignes ferroviaires qui conduisaient les trains aux camps de concentration, comme Auschwitz, pour tuer les juifs, et aussi les chrétiens, également les roms, les homosexuels, pour les tuer là. Mais, dis-moi, pourquoi ne les ont-ils pas bombardées? L’intérêt! Et peu après, presque en même temps, il y a eu les lagers en Russie: Staline... Combien de chrétiens ont-ils souffert, ont-ils été tués? Les grandes puissances se partageaient l’Europe comme un gâteau. De nombreuses années ont dû s’écouler avant de parvenir à une « certaine » liberté. Il y a l’hypocrisie de parler de paix et de fabriquer les armes, et même de vendre des armes à celui-ci qui est en guerre avec celui-là, et à celui-là qui est en guerre avec celui-ci ! (2)

Mais il ne faut pas croire que le pape se prive de lancer le même message aux adultes, et ce, dans les endroits les plus stratégiques. Lors de son allocution devant le Congrès des États-Unis l’an dernier, le pape a clairement montré son désaccord avec le commerce des armes:

« Dans cette perspective de dialogue, je voudrais reconnaître les efforts réalisés au cours des derniers mois pour aider à surmonter les différences historiques liées à de déplorables épisodes du passé. C’est mon devoir de bâtir des ponts et d’aider tous les hommes et toutes les femmes, de toutes les manières possibles, à faire de même. Lorsque des pays qui avaient été en désaccord reprennent le chemin du dialogue – un dialogue qui aurait pu avoir été interrompu pour des raisons les plus légitimes – de nouvelles opportunités s’offrent pour tous. Cela a demandé, et demande, courage et hardiesse, qui ne sont pas synonymes d’irresponsabilité. Un bon dirigeant politique est quelqu’un qui, ayant à l’esprit les intérêts de tous, saisit le moment dans un esprit d’ouverture et de pragmatisme. Un bon dirigeant politique choisit toujours d’initier des processus plutôt que d’occuper des espaces (cf. Evangelii gaudium, n. 222-223).

Être au service du dialogue et de la paix signifie aussi être vraiment déterminé à réduire et, sur le long terme, à mettre fin aux nombreux conflits armés dans le monde. Ici, nous devons nous demander: pourquoi des armes meurtrières sont-elles vendues à ceux qui planifient d’infliger des souffrances inqualifiables à des individus et à des sociétés? Malheureusement, la réponse, comme nous le savons, est simple: pour de l’argent; l’argent qui est trempé dans du sang, souvent du sang innocent. Face à ce honteux et coupable silence, il est de notre devoir d’affronter le problème et de mettre fin au commerce des armes. » (3)


(1) Discours du pape François aux enfants et jeunes des écoles italiens, Salle Paul VI, lundi le 11 mai 2015. Pour lire le dialogue en entier le dialogue du pape avec les enfants, veuillez cliquer sur le mot suivant: Français. 

(2) Rencontre du pape François avec les jeunes à Turin, Piazza Vittorio, dimanche le 21 juin 2015. Pour lire le texte en entier, veuillez cliquer sur le mot suivant:  Francese.

(3) Visite au Congrès des États-Unis d’Amérique, Capitole des Etats-Unis, Washington D.C., jeudi le 24 septembre 2015. Pour lire le texte en entier, veuillez cliquer sur le mot suivant: Français.




lundi 25 juillet 2016

Pape François JMJ 2016: imitons Pier Giorgio

Pape François JMJ 2016: imitons Pier Giorgio  

  Cliquez sur le visage de Pier Giorgio pour
        voir la vidéo

Le rêve du pape François pour les Journées Mondiales de la Jeunesse

Que les jeunes découvrent un saint qui leur ressemble trait pour trait.

wawanhalwany



Comment faire découvrir l’amour de Jésus à plus d’un million de garçons et de filles ?

Tout bon éducateur sait que, pour faire passer un message, rien ne vaut un bon exemple. Le Pape a donc choisi comme témoin de ces Journées Mondiales de la Jeunesse un jeune étudiant, auquel tous les participants pourront s’identifier: Pier Giorgio Frassati.

Frassati (1901-1925) était originaire de Turin. Il aimait l’alpinisme et le ski, faisait des études d’ingénieur. Souvent il rendait visite aux plus pauvres dans leurs foyers. Une poliomyélite fulgurante l’a conduit à la mort en moins d’une semaine, du 29 Juin au 4 Juillet 1925.

Dans son message pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, adressé aux jeunes qui se réunissent en ce moment même à Cracovie, le pape François a expliqué :

« Pier Giorgio était un jeune homme qui a compris ce que cela signifie d’avoir un cœur miséricordieux, en répondant à l’appel des plus nécessiteux. Il a donné beaucoup plus que de simples choses matérielles. Il s’est donné lui même, a passé du temps, échangé des mots, écouté beaucoup. Il a servi les pauvres avec une grande discrétion, sans jamais se mettre en avant ».
« Un jour avant sa mort, gravement malade, il a donné ses dispositions sur la façon d’aider ses amis défavorisés. Lors de ses funérailles, les membres de sa famille et ses amis ont été stupéfaits par la présence de tant de pauvres gens qu’ils ne connaissaient pas, et qui s’était liés d’amitié avec le jeune Pier Giorgio ».

Les reliques de Pier Giorgio Frassati, habituellement gardées dans la cathédrale de Turin, ont voyagé jusqu’à Cracovie, à l’Église de la Sainte Trinité des Dominicains (Stolarska 12), pour que les jeunes puissent les voir et prier auprès d’elles.

Dans cette vidéo, proposée par Aleteia vous pourrez découvrir les plus belles images de la vie de Pier Giorgio, béatifié par saint Jean-Paul II, qui l’a appelé « l’homme des huit béatitudes ».

Le rêve du pape François pour les JMJ  
fr.aleteia.
Comment faire découvrir l'amour de Jésus aux jeunes. 



vendredi 22 juillet 2016

Un " blitz " pour Archer

Un « blitz » pour Archer  

Archer Senft 


Chers lecteurs et lectrices,

Je vous parlé plus d’une fois du jeune Archer Senft qui s’est blessé gravement le 5 août dernier. Il est en grande partie paralysé depuis ce temps. Le 5 août 1830, notre fondateur, le Père Bruno Lantéri mourait et, très probablement montait au ciel. Mme Louise Senft, la mère d’Archer, a mis toute sa confiance en l’intercession de notre fondateur, pour obtenir la guérison miraculeuse de son cher fils Archer. Mme Senft poursuit deux buts depuis un an: d’abord et avant tout la guérison totale de son fils et aussi la béatification du Père Lantéri, dans le cas où Archer serait guéri miraculeusement par son intercession. Si nous obtenions un miracle par l’intercession du Père Lantéri, la béatification de notre fondateur serait grandement hâtée.

J’admire beaucoup Mme Senft, ainsi que toute sa famille qui comprend sept membres: deux parents et cinq enfants. Je viens d’aller voir le journal de bord que tient madame Senft sur le web. Voici comment elle commence sa relation de dimanche dernier, 17 juillet 2016 :

LATEST UPDATE FROM THE SENFT FAMILY:   DERNIERS DÉVELOPPEMENTS
Sunday, July 17, 2016
Archer Senft
Friends & Family Update
Sunday 7-17-16 DAY 347

Miracles do Happen          Les miracles surviennent vraiment
It is true.       C’est vrai
    

Mme Senft décrit alors un évènement qui s’est produit dernièrement dans la condition physique d’Archer. Ce qu’elle explique est très technique. Mais voici quelques phrases qui se trouvent à la fin de la relation de cette journée:

« Vous avez fait plusieurs intentions pour les poumons d’Archer. Vous avez prié Dieu, Jésus et notre Mère Marie. Vos demandes d’intercession à l’endroit du Père Bruno Lantéri ont été exaucées. Toutes! En unisson, en communion, Archer Senft a expérimenté un miracle. Il n’y a pas d’explication médicale. Et ses poumons vont pouvoir agir à pleine capacité. Archer pourra prendre de profondes respirations lorsque son diaphragme va se renforcer et que la trachée sera enlevée.

Le miracle de la création. Et au moment où nous l’attendions le moins. Il nous a pris par surprise (une gentille surprise).

Dieu est bon. Dieu est si agissant dans nos vies. Dans les vôtres aussi. Vous savez cela, non? Grâce à toutes ces prières pour Archer, vous sentez-vous plus près de Dieu? Nous, oui. Merci. Merci vraiment beaucoup.

Louise Senft  (1)


Chers amis, comme vous le voyez, le miracle est déjà en partie réalisé. Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire avant la guérison complète. Archer est toujours en chaise roulante. Je vous encourage donc à intensifier votre prière pour Archer, alors que nous approchons à grands pas du 5 août, date du terrible accident vécu par Archer. Ce 5 août est très spécial pour nous, les Oblats de la Vierge Marie. Non seulement il nous rappelle le jour de la mort du Père Lantéri et de son entrée au ciel, mais c’est le 5 août de l’année jubilaire que nous vivons en l’honneur des 200 ans d’existence de notre Congrégation religieuse (1816-2016). Voilà une raison de plus pour avoir confiance en la Miséricorde de Dieu envers Archer et sa charmante famille. Je vous prie de réciter la prière suivante, si possible à chaque jour, d’ici au 5 août prochain:


Aujourd’hui, l’Église célèbre la fête de Sainte Marie Madeleine. Dans l’office des lectures d’aujourd’hui (dans « la prière du temps présent »), le pape saint Grégoire le Grand nous invite à la persévérance dans la prière. C’est par sa persévérance que Marie-Madeleine a reçu la grâce d’être la première à voir le Ressuscité.

HOMÉLIE DE S. GRÉGOIRE LE GRAND 
SUR L'ÉVANGILE DE JEAN

Marie Madeleine, après être venue au tombeau sans y trouver le corps du Seigneur, crut qu'on l'avait enlevé et porta cette nouvelle aux disciples. Une fois venus, ceux-ci constatèrent et ils crurent qu'il en était comme elle l'avait dit. L'Évangile note aussitôt: Après cela, les disciples rentrèrent chez eux. Puis il ajoute: Mais Marie restait là dehors à pleurer

À ce sujet, il faut mesurer avec quelle force l'amour avait embrasé l'âme de cette femme qui ne s'éloignait pas du tombeau du Seigneur, même lorsque les disciples l'avaient quitté. Elle recherchait celui qu'elle ne trouvait pas, elle pleurait en le cherchant, et, embrasée par le feu de son amour, elle brûlait du désir de celui qu'elle croyait enlevé. C'est pour cela qu'elle a été la seule à le voir, elle qui était restée pour le chercher, car l'efficacité d'une œuvre bonne tient à la persévérance, et la Vérité dit cette parole: Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé.

Elle a donc commencé par chercher, et elle n'a rien trouvé ; elle a persévéré dans sa recherche, et c'est pourquoi elle devait trouver ; ce qui s'est produit, c'est que ses désirs ont grandi à cause de son attente, et en grandissant ils ont pu saisir ce qu'ils avaient trouvé. Car l'attente fait grandir les saints désirs. Si l'attente les fait tomber, ce n'était pas de vrais désirs. C'est d'un tel amour qu'ont brûlé tous ceux qui ont pu atteindre la vérité.  

(1) Archer Senft Updates 2016 | Being Relational www.beingrelational.com/archer-senft-



dimanche 17 juillet 2016

" Marie a choisi la meilleure part " (Jésus)

« Marie a choisi la meilleure part » (Jésus)
 
Quand j’étais plus jeune, j’entendais souvent des personnes me dire qu’elles n’aimaient pas l'évangile qui nous parle de la visite que fit un jour Jésus à Marthe et Marie. Plusieurs femmes me disaient qu’elles ne comprenaient pas le parti pris de Jésus pour Marie. « Plusieurs femmes » car l’évangile d’aujourd’hui met en scène deux femmes. Ces femmes d’aujourd’hui étaient presque aussi fâchées que Marthe dans l’évangile d’aujourd’hui. Car on peut facilement imaginer la colère de Marthe lorsqu’elle dit à Jésus: « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service? Dis-lui donc de m’aider? » Cette phrase est manifestement prononcée par une femme exaspérée. Cela contraste avec la douceur de Jésus dans sa réponse: « Marthe, Marthe, tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part; elle ne lui sera pas enlevée ».

Alors que l’Église nous propose en fin de semaine ce passage biblique, je me suis interrogé sur la cause d’une telle colère. Et j’en suis venu à me dire que si on n’aime pas cet évangile, c’est qu’il contredit en nous une façon de faire qu’on aime et qu’on trouve normale. D’ailleurs à chaque fois que quelqu’un n’aime pas une Parole de Jésus ou des Paroles de Jésus, c’est parce que cela contredit quelque chose en nous, et ce quelque chose, c’est souvent notre nature pécheresse.

Quand on lit ce passage des évangiles pour la première fois, on a l’impression que Marthe est la vaillante et que Marie est la fainéante, la paresseuse. Mais là n’est pas la question. La véritable question que pose cet évangile, est la suivante: dans ma vie, est-ce que je privilégie le FAIRE ou l’ÊTRE. Voilà la véritable question. Or de nos jours, on privilégie le faire et non pas l’être. On préfère l’action, plutôt que de se donner du temps pour savoir qui nous SOMMES et qui EST DIEU.

Quand on agit, quand on rend service, quand on se met en mouvement, on a l’impression de ne pas perdre notre temps. Par contre, si nous sommes assis aux pieds du Seigneur, à l'adorer pendant une demi-heure, nous avons souvent l'impression de perdre notre temps.Comme c'est bizarre, n'est-ce pas?

Un jour, j’écoutais une émission sur un des meilleurs joueurs de ballon-panier qu’il y a sur la planète. Quelqu’un le rencontre pour la première fois et lui dit: « Vous êtes un joueur de basketball, n’est-ce pas »? Et lui de répondre: « Non, je ne suis pas un joueur de basketball. Je joue au basketball, je fais cela pour vivre, mais ce n’est pas ce que je suis ». Autrement dit: « Je SUIS beaucoup plus que cela ».

La question qu’on doit se poser aujourd’hui, est celle-ci: quel temps est-ce que je donne à mon être profond? Nous, ici aujourd’hui, qui sommes dans cette église, nous savons des choses que beaucoup de nos contemporains ne savent pas: nous savons que nous sommes des enfants de Dieu, créés à son image et qu’il existe une façon d’être des enfants de Dieu. Être enfant de Dieu, ce n’est pas être n’importe comment. Un enfant de Dieu ne se comporte pas n’importe comment car un enfant de Dieu, ce n’est pas n’importe qui. Et nous croyons que nous avons un Maître, Jésus, qui nous a dit et qui continue à nous dire qui nous sommes et comment nous devons être. Tant de voix circulent autour de nous durant la semaine et nous disent des faussetés, oui des faussetés sur ce que nous sommes. On doit absolument confronter ces erreurs de jugement  avec la Parole de Dieu. La Parole de Dieu devrait être notre Pain quotidien. Jésus a dit: « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu ». Qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que de même qu’il faut nourrir notre corps à chaque jour, de même il faut nourrir notre âme à chaque jour. Mais on ne doit pas nourrir son âme avec n'importe quoi. On fait beaucoup attention de nos jours à ce que notre corps ingurgite. Et on ne ferait pas attention à la nourriture que reçoit notre âme? On doit nourrir son âme d'abord et avant tout par la Parole de Dieu. Nourrir son âme, c’est nourrir son être profond. 

Nous devrions passer plus de temps dans une journée à écouter ce que Dieu a à nous dire, plutôt qu’à écouter ce que monsieur ou madame tout le monde veut bien nous dire via la radio ou la télévision. D'autant plus que, très souvent, ces gens ne croient même pas en Dieu. Car ce que nous entendons, c’est cela qui contribue à nous former ou à nous déformer. Notre être profond est façonné par ce que nous voyons et ce que nous entendons. Si je me laisse façonner par la pensée de ceux qui ne croient plus en Dieu, je deviendrai certainement autre que ce que je devrais être. Si je passe trente minutes dans la chapelle, à adorer le Seigneur dans sa Parole que je mets sur mes genoux (voir la photo ci-dessous) afin de la mettre dans mon cœur, je fais une des choses les plus importantes de ma vie. Je laisse Dieu me façonner à son image. Voilà la seule chose nécessaire dont parle Jésus aujourd’hui dans l’évangile. OUI, MARIE A CHOISI LA MEILLEURE PART; IL N’EST PAS QUESTION QU’ELLE LUI SOIT ENLEVÉE.

Notre chapelle d’adoration: L’ange adorateur qui est à droite du tabernacle, est l’ange de l’écoute. Il a sur ses genoux le livre de la Parole de Dieu. Il nous invite à écouter ce que Dieu a à nous dire sur nos joies et nos peines.