mercredi 24 mai 2017

Évangéliser par la bonté

Évangéliser par la bonté
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Cela fait une couple de jours que je désire écrire ce blogue. Mais il est providentiel que je l’écrive aujourd’hui car au Canada, le 24 mai, c’est la fête liturgique d’un de nos Bienheureux: Mgr Louis-Zéphirin Moreau, évêque. Dès ses premières années de sacerdoce, l’abbé Moreau manifestait une telle bonté envers les pauvres, que ceux-ci l’appelaient « le bon Monsieur Moreau ». Ce Bienheureux québécois et Canadien est né à Bécancour au Québec. J’ai habité pendant onze ans la paroisse voisine de Bécancour et l’évêque de Nicolet de l’époque, Mgr Raymond Saint-Gelais, avait confié à ma communauté la cure de la paroisse de Bécancour. Le jeune Louis-Zéphirin était de santé très fragile; à tel point que lorsqu’il demanda à l’évêque de Québec, Mgr Joseph Signay, de l’admettre au sacerdoce, celui-ci refusa, « estimant qu’il avait déjà assez de « pots fêlés » dans son diocèse » (Recueil de célébration liturgique en l’honneur du Bienheureux). Heureusement que l’évêque de Montréal, Mgr Bourget, a fait preuve de plus de clairvoyance et d’un meilleur discernement. Misère et grandeur de l’Église!

Tout cela pour dire que je suis heureux d’écrire ce blogue sur la bonté, alors que nous fêtons « le bon Mgr Moreau ».
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Mgr Louis-Zéphirin Moreau

J’achève la lecture du livre de madame Odile Haumonté, intitulé « Au quotidien avec l’Esprit Saint ». J’ai lu ces jours-ci certains passages de ce livre, qui m’ont beaucoup interpellé. Le cinquième chapitre de la deuxième partie du livre, porte sur le fruit de l’Esprit saint qu’est la BONTÉ. Voici quelques extraits tirés de la section qui a pour sous-titre les mots suivants: TU AS DU PRIX À MES YEUX:

« Que ce soit un soignant, une vendeuse, un garagiste, un guichetier, tout change s’il vous fait sentir que vous avez toute son attention, que vous êtes unique à ses yeux, que votre question le concerne. Que vous avez du prix à ses yeux. » (1)

Cela est vrai de la personne qui vous sert de l’autre côté d’un comptoir, mais c’est aussi vrai de nous lorsque nous demandons à être servis. Il m’est revenu à la mémoire un événement en apparence anodin, mais dont je n’ai malheureusement pas encore tiré toutes les conséquences pratiques pour ma vie. Lors d’une journée de congé, je suis allé acheter du pain dans une boulangerie renommée ici à Montréal. J’attendais d’être servi, me tenant derrière une jeune femme dans la trentaine, selon moi, qui elle, était en train de se faire servir. J’ai été très impressionné et très touché par la façon dont cette jeune femme, qui était très belle, cela dit en passant, s’adressait à la serveuse du magasin. Elle était toute gentillesse et tout sourire. J’ai été à ce point impressionné qu’au sortir du magasin, je me suis adressé à cette femme pour lui dire que sa façon d’être et sa façon d’interagir étaient magnifiques. Elle a semblé être étonnée de mes remarques, mais visiblement reconnaissante et très probablement flattée.

Depuis cet événement, je me dis souvent qu’une de mes meilleurs façons de témoigner de ma foi, serait de sourire aux personnes qui me servent dans les magasins où je vais et de leur dire un sincère « Comment allez-vous? »; de leur montrer qu’elles ont du prix à mes yeux. Et puisque je porte le collet romain, cette façon d’agir serait immédiatement associée à mon ministère de prêtre. Ce serait une façon extraordinaire à Montréal, de redorer en quelque sorte l’image du prêtre. Mais ce serait surtout faire honneur à Jésus notre Sauveur, qui est si doux et humble de cœur. Tout cela je le sais, mais je ne le fais pas. Je remercie madame Haumonté de me rappeler les prises de conscience que j’ai déjà faites, et je demande au Bienheureux Louis-Zéphirin Moreau de m’aider à être bon, très bon avec les gens. Toute personne a un besoin immense de sentir qu’elle a de la valeur. Et cela ne prend pas grand-chose normalement pour le lui manifester. Puisse l’Esprit Saint nous remplir de sa BONTÉ.

Mme Haumonté continue:

« Autrefois, le tissu social était teinté de christianisme, la religion imprégnait chaque moment de l’existence. Aujourd’hui, un mur sépare la pratique religieuse de la vie de tous les jours et ce mur est à abattre. J’ai à laisser ma vie de foi, comme une huile parfumée, glisser dans ma vie de famille, dans ma vie de couple, dans ma vie professionnelle, dans mes loisirs, dans mes conversations, dans mes achats, dans mes pensées. Dans certaines communautés religieuses, le soir du Lundi Saint, pour rappeler l’onction de Béthanie, on parfume une icône du Christ avec un mélange d’essences de rose et de chèvrefeuille. La chapelle est alors imprégnée de cette fragrance qui devient, pour les habitués, d’année en année, le parfum de la Semaine Sainte. Ainsi en est-il dans l’Évangile: « Toute la maison fut remplie de l’odeur de ce parfum » (Jn12, 3); ainsi en est-il de notre vie, toute remplie du parfum de l’amour. » (2)

Je m’attendais ici à ce que madame Haumonté cite cette phrase de saint Paul: « Nous sommes pour Dieu la bonne odeur du Christ, parmi ceux qui accueillent le salut comme parmi ceux qui vont à leur perte » (2 Co 2, 15). À la toute fin du chapitre, comme elle le fait à chaque conclusion de chapitre, madame Haumonté a mis une citation. La citation qu'elle a choisie est du Cardinal Suhard: « La bonté, c’est bien le moyen le plus facile de ressembler à Dieu ». Je ne puis pas dire que je partage tout à fait cette façon de voir. Je dirais plutôt que « la bonté devrait être le moyen le plus facile de ressembler à Dieu ». Pour ma part, je crois être foncièrement bon, mais non pas « visiblement » bon. Je crois être foncièrement joyeux, mais non pas visiblement joyeux. Et pourtant, je sais que nous devons témoigner du « Dieu qui s’est rendu visible à nos yeux » (Préface de la messe de Noël).

« Je m’efforce d’aborder les gens avec un grand sourire et je réalise que, dans la grande majorité des cas, ce sourire est contagieux. Souriez et l’on vous sourira! » (Odile Haumonté, Au quotidien avec l’Esprit Saint, p. 138)


(1) Odile Haumonté, Au quotidien avec l’Esprit Saint, Éditions des Béatitudes, p. 135.

(2) Ibid, pp. 135-136.





   

lundi 22 mai 2017

Pétition pour la canonisation de Pier Giorgio Frassati

Pétition pour la canonisation de Pier Giorgio Frassati
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Pier Giorgio Frassati

Il y a deux jours, le 20 mai, nous avons commémoré le 27ème anniversaire de la béatification de Pier Giorgio Frassati par le pape Jean-Paul II. Pier Giorgio est mon « saint » préféré, même si je sais qu’il n’est pas encore canonisé. En l’honneur du futur saint, une pétition a été mise en ligne il y a deux jours, pour demander au pape François de profiter du synode qui aura lieu en octobre prochain et qui aura pour thème « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel », pour canoniser Pier Giorgio. Si nous désirons qu’une personne soit canonisée, un des meilleurs moyens est de montrer aux autorités de l’Église que cette personne est aimée partout dans le monde et qu’elle exerce une grande influence sur les catholiques à travers la planète. Le but de la pétition que je vous invite aujourd’hui à signer, est précisément celui-là: montrer au pape François que Pier Giorgio est connu et aimé partout à travers le monde et que de nombreuses personnes désirent qu’il soit canonisé. 

J’ai appris que la pétition sera traduite en diverses langues et donc, très probablement, en français. Je viens pour ma part de la signer et je vous invite à en faire autant. Les personnes de tous âges sont invitées à signer la pétition.    

Pour accéder à la pétition, veuillez cliquer sur le lien suivant: www.piergiorgioletter.org

Au-dessus du dernier et plus grand rectangle, qui se trouve au bas de la pétition, il est écrit
« Sentez-vous libres de partager votre propre témoignage à propos du Bienheureux Pier Giorgio. Par exemple: comment vous l’avez connu; ce qu’il signifie pour vous; les grâces que vous avez reçues par son intercession, etc. Il n’est pas nécessaire que ce soit en Anglais; écrivez dans la langue où vous êtes le plus à l’aise. » 

Et complètement en bas, il vous est demandé:
« Pouvons-nous partager votre témoignage sur ce site web. Nous ne mettrons pas votre nom, mais seulement vos initiales. » Et vous répondez Oui ou Non ; Yes or No.

Dans la vidéo ci-dessous, un jeune prêtre Américain, Fr Michael Niemczak et Mme Wanda Gawronska, la fille de Luciana, soeur de Pier Giorgio, invitent les gens à signer la pétition. 

www.piergiorgioletter.org - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=-grffmiQlcI
Il y a 2 jours - Ajouté par Pier Giorgio Letter
www.piergiorgioletter.org Fr. Michael Niemczak and Wanda ... world who would like to see BlPier Giorgio ...

Demain, le 23 mai, je me rappellerai que l'an dernier, à pareille date, je commençais un pèlerinage sur les pas de Pier Giorgio, dans le nord de l'Italie. J'ai visité ce jour-là (le 23 mai 2016) la résidence d'été des Frassati et j'ai célébré la messe à côté du lit dans lequel est décédé le jeune BIENHEUREUX. Voir le lien suivant: 

Dieu ma joie: Mon pèlerinage sur les pas de Pier Giorgio

dieumajoie.blogspot.com/2016/06/mon-pelerinage-sur-les-pas-de-pier.html




dimanche 21 mai 2017

Lettre d'un ami à son curé

Lettre d’un ami à son curé

En ce sixième dimanche de Pâques, je viens de recevoir la lettre ci-dessous qu'un de mes amis a écrite à son curé. Alors que depuis le "lundi de Pâques", nous lisons les Actes des Apôtres, qui nous présentent à chaque jour les disciples de Jésus en train de sortir dans les rues pour annoncer Jésus Ressuscité, je trouve que cette lettre "tombe pile". 

Objet : Voici une lettre à mon curé : je suis tanné d'entendre la phrase "en rouge"...

Hier durant la messe où tu prêchais, je me posais la question :
"Combien de gens dans l'assistance pouvait bien se demander vraiment
 avant d'arriver à la messe: 
" Devrais-je aller sur les places publiques pour évangéliser ?",
et ayant entendu une des phrases que tu as "encore" répétée en chair :
"Pas besoin d'aller sur les places publiques pour évangéliser !"
combien se sont "enfin" trouvés rassurés? 
Pour qui cela cause tant de problème pour en parler si souvent?
D'autant plus que, le maître que nous avons à imiter (et plus spécialement les consacrés),
a passé 3 ans à temps plein sur les places publiques, dans les maisons des gens, les synagogues
et le Temple de Jérusalem pour évangéliser sur les places publiques, dans les périphéries!
C'est quoi le problème avec le fait d'évangéliser sur les places?
N'est-ce pas la mission du clergé? et des laïcs qui ont senti un appel spécifique à le faire?

Pourtant, cette question sans cesse ressassée "de ne pas évangéliser sur les places",
je ne sens pas qu'elle vient des laïcs, mais plus du clergé...
un peu comme un remords de conscience incessant qui revient chez ceux qui ont comme
mandat premier d'être les imitateurs de la vie publique de Jésus,
et qui font, ou ont fait de leur vie, un ministère très reclus dans leur monde pastoral,
sans être dans les périphéries.

Nous les laïcs, nous étions "déjà" en périphérie et déjà sur les places publiques,
avant même que le pape François en parle, par le travail, les loisirs, la garderie,
l'épicerie, la maison à entretenir, la famille à visiter, etc.
Témoigner par ce que l'on est, notre joie, c'est notre quotidien;
et on sait, par expérience, qu'on ne peut pas écoeurer nos voisins ou notre parenté avec le Christ.
Ils n'en veulent pas, principalement à cause des scandales chez les prêtres pédophiles.
Ça, c'est notre réalité quotidienne: les gens de nos périphéries pourraient vouloir le contenu qu'est le Christ,
mais pas le contenant qu'est le clergé.

Quand le pape a commencé à parler de "périphérie", 
il parlait en tout premier lieu à son clergé, souvent reclus dans un cercle 
de travail religieux. Donc les périphéries, c'est d'aller rencontrer les gens
dans les maisons et les places publiques: être un signe distinctif, 
et le port d'un vêtement distinctif peut y contribuer.
Quand le pape François, n'était que prêtre ou évêque, il allait partout
et on le voyait partout avec son col romain. Les photos dans les autobus en témoignent.
On pouvait donc associer sa "joie", comme tu aimes tant le rappeler, à sa foi.
Un prêtre qui craint de s'afficher, à quoi peut-on le distinguer ou reconnaître sa joie ?
À Victoriaville, toute une jeune génération de jeunes gens ne savent
pas qui est prêtre ici ? Peut-on vous identifier facilement dans les périphéries?
Voici ce que je te propose.
Au lieu de dénigrer l'évangélisation sur les places publiques, 
qui doit se faire de toute façon (je vous envoie 2 par 2, etc),
tu pourrais apprendre aux gens à être reconnaissants pour tous ceux et celles
qui ont l'audace d'aller sur les places publiques pour faire connaître le Christ.
Apprends-leur que le Christ est "fier" d'eux !
Donc, ne plus en parler de façon à vouloir effacer et taire cette réalité.

Tu pourrais aussi apprendre aux gens, que la "joie" n'est pas la finalité de tout.
Que même un chrétien qui, par les épreuves, ne peut "ressentir" la joie d'être en vie,
s'il accomplit la volonté de Dieu et n'est "que" serein ou en paix par sa conscience,
peut être un plus grand témoin que celui qui est dans une joie, peut-être due
au fait que la vie a été facile pour lui, de par sa naissance ou son métier et son rang social.

Aussi, beaucoup de gens se sacrifient en vivant moins de joie mais en étant fidèle à l'évangile. 
Voici un exemple: certains pourraient en vivant une relation adultère,
recevoir ainsi de l'affection, du sexe et de la joie.
Mais pour être fidèle à la parole du Maître, ils y renoncent.
La joie n'est pas la finalité de tout, mais bien plus la recherche de la vérité dans l'amour vrai.

Dans la prière que Jésus nous a enseignée, et qui est la plus importante,
Jésus n'a pas mis l'accent sur la joie, mais sur l'accomplissement
de la volonté du Père, de dépasser la haine par le pardon, de demander ce qui est juste
et de vénérer Dieu.
Qu'en penses-tu ?

Il est très bon que les fidèles adressent de telles lettres à leur curé. Mais il n’est pas  nécessaire d’écrire; on peut tout simplement parler à notre curé face à face; mais jamais dans son dos. Parler dans le dos des prêtres, ce n’est pas édifiant. Rappelons-nous le dicton populaire qui dit ceci: « Qui mange du curé, en meurt ! ». Cette phrase ne veut pas dire « qui se nourrit de son curé en meurt »; le verbe « manger » a ici un autre sens:

manger du prochain (Québec)
Définition: Parler dans le dos de quelqu'un, de plusieurs personnes
Exemple: Les filles ont mangé du prochain toute la soirée  
(1)

En lisant cette lettre de mon ami, il m’est revenu à la mémoire la remarque ou le reproche que m’a fait un de mes paroissiens un jour, après une messe dominicale. Cet ami m’a dit ceci: « Je suis tanné (fatigué, écoeuré) de t’entendre dire que nos églises au Québec, sont vides. Premièrement ce n’est pas vrai. Nous avons une belle assistance dans notre église paroissiale. Deuxièmement, il n’existe aucune autre organisation au Québec qui réunit autant de membres à chaque semaine. Alors, de grâce, arrête de nous sortir une phrase pareille ! »

Je dois avouer que ce jour-là, cet ami paroissien a « éclairé mes lanternes ». Il avait tout à fait raison. Et je le remercie pour cette correction fraternelle. Depuis ce temps, je n’ai plus jamais dit en public que nos églises sont vides.

J’aime aussi ce que dit cet ami à propos de la joie. C’est vrai que la joie n’est pas un but, une finalité. Tant mieux si notre cœur est habité par la joie. La joie est avant tout un fruit de l’Esprit Saint. On peut donc toujours la demander comme un cadeau; j’allais écrire « comme un cadeau supplémentaire », que Dieu ajouterait aux innombrables cadeaux qu’Il nous fait.

L’ami qui a écrit cette lettre à son curé, vit une croix très pesante à tous les jours. Il aurait bien aimé se marier; mais il n’a jamais trouvé la femme que Dieu lui réservait peut-être. Tout cela est un mystère. Il n’en demeure pas moins que cet ami est convaincu qu’il a en lui la vocation au mariage, mais cette vocation n’a jamais pu éclore. Ce doit être très douloureux; d’autant plus que cette douleur est « quotidienne ». Mais cet ami va à la messe tous les jours, a une vie de prière et s’efforce de vivre l’Évangile et ses exigences du mieux qu’il peut. Bravo cher ami. Tu as raison en ce qui concerne la joie. Celui qui te le dit, est celui qui a un blogue intitulé: Dieu ma joie. En ce temps de Pâques, je demande à l’Esprit Saint de te faire un « cadeau supplémentaire ». 


(1) La Parlure - manger du prochain


www.laparlure.com/terme/manger-du-prochain/


samedi 20 mai 2017

Frère Jean Druel, Dominicain

Frère Jean Druel, Dominicain
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Il est 17h 43, en ce samedi 20 mai 2017. Il y a 27 ans aujourd’hui mon « saint » préféré était béatifié par le pape Jean-Paul II. J’arrive de célébrer la messe anticipée de 16h en paroisse.

Je suis à mon ordi, au bureau, et je « tombe » par hasard sur la vidéo suivante: 

fr Jean Druel - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=G--GcVPhLZU
30 oct. 2014 - Ajouté par Emmanuel Coquet
Jean Druel, dominicain / Témoignage et proposition d'un bel itinéraire de vie spirituelle -  

Comment ne pas y voir un clin d'oeil de mon ami Pier Giorgio?  

Je considère que c'est Pier Giorgio qui m'a dirigé vers ce Dominicain. Les saints ont cette caractéristique de ne jamais être centrés sur eux-mêmes. C'était le cas en particulier de Pier Giorgio Frassati: il était complètement décentré de lui-même. Je ne suis pas surpris de voir Pier Giorgio me mettre sur la piste d'un autre prophète de notre temps. Car il est vrai et indéniable que nous ne sommes plus en 1925 (année de la mort de Pier Giorgio). Il faut toujours actualiser la Parole, la rendre attrayante et vivifiante pour chacun. 

Je m'empresse donc de regarder des vidéos sur le Frère Jean Druel et ce que je vois me plaît beaucoup. Le témoignage que ce prêtre fait de sa conversion, est très touchant: quand c'est le Créateur même qui t'a fait et qui t'a voulu, qui te dit qu'Il t'aime, alors toutes tes barrières tombent et tu ne peux que te laisser aimer et croire ce qu'Il te dit. Voilà, en mes mots le message du Frère Jean Druel. 

Jean Druel, dominicain / Témoignage et proposition d'un bel itinéraire ...

https://www.youtube.com/watch?v=IppE0zIe2S0

29 sept. 2014 - Ajouté par Un feu sur la terre
Une rencontre très intime de Dieu et quotidienne / Un ennui de la littérature spirituelle / La vie de l'Esprit Saint en ...

Et que dire du livre écrit par ce Dominicain: " Petit manuel de speed dating avec Dieu "? Étant intéressé par la Nouvelle Évangélisation, je me procurerai sûrement ce livre. 

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Speed dating 2, de Jean Druel - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=zkfeCxIBotI
12 févr. 2016 - Ajouté par Librairie La Procure
Le livre du jour, par Mathilde Mahieux http://www.laprocure.com/speed-dating-jean-druel/9782204106139.html.



La CLÉ de l'ÉVANGÉLISATION: le SILENCE

La CLÉ de l’ÉVANGÉLISATION: le SILENCE Résultats de recherche d'images pour « Dieu parle dans le silence »

Comme vous le savez si vous lisez régulièrement ce blogue, je lis présentement le magnifique livre de Mme Odile Haumonté, intitulé: Au quotidien avec l’ESPRIT SAINT. Je déguste ce livre à petite dose au déjeuner (petit déjeuner, pour les habitants de la France).

Après nous avoir offert ses commentaires très personnels sur chacun des sept dons de l’Esprit Saint, madame Haumonté aborde les neuf fruits de l’Esprit énumérés pas saint Paul dans sa Lettre aux Galates, au chapitre 5 (Ga 5, 22-23). Mme Haumonté nous fait remarquer que saint Paul quant à lui, ne parle pas des fruits de l’Esprit, au pluriel. Saint Paul parle de l’unique fruit de l’Esprit. Étonnant, n’es-ce pas?

« Voici le fruit de l’Esprit: amour, joie, paix, patience, bonté bienveillance, fidélité, douceur, et maîtrise de soi » (Ga 5, 22-23, tel que traduit par la Bible de Jérusalem).

J’ai toujours été étonné de l’énumération faite par saint Paul lorsqu’il parle de l’unique fruit de l’Esprit Saint. Je me demande si saint Paul a voulu mettre un ordre dans cette énumération. Chose certaine, il a bien fait de mettre l’amour comme étant la première manifestation du fruit de l’Esprit. Je me suis aussi toujours réjoui du fait que l’apôtre des nations, mette la joie en deuxième, avant même la paix. Il me semble que notre pape actuel serait d’accord avec ce choix. Vous savez que la joie est pour moi très importante; ce n’est pas pour rien que mon blogue s’intitule: Dieu ma joie. Si vous désirez savoir pourquoi mon blogue porte ce titre, je vous invite à lire le tout premier long texte que j’ai mis sur mon blogue, le 12 juin 2011, intitulé: Le désir le plus profond (1).

La troisième manifestation du fruit de l’Esprit, est la paix. À la fin du chapitre sur la paix, madame Haumonté a mis une citation de Mère Teresa, que je trouve tout simplement extraordinaire. C’est cette citation qui est à l’origine du présent blogue:

« Le fruit du silence, c’est la prière; le fruit de la prière, c’est la foi; le fruit de la foi, c’est l’amour; le fruit de l’amour, c’est le service; le fruit du service, c’est la paix. »
(Sainte Mère Teresa)

Comme elle est belle et profonde cette citation de Mère Teresa !!!! Puissions-nous en tenir compte pour l’évangélisation dans le monde moderne. Une fois que nous avons lu la citation, il faut la lire à rebours. Tu veux le fruit qu’est la paix, cultive le silence. Même notre état de pécheur et nos façons maladroites de nous exprimer, nous indiquent que pour avoir la paix, il faut rechercher le silence. Il vous est probablement déjà arrivé de dire à quelqu’un: « Fous moi la paix ! »  (ou « fiche-moi la paix »); voulant dire par là: « Laisse-moi tranquille ». Et quelle est l’action qui suit immédiatement cet ordre et ce désir: nous allons nous réfugier en quelque part, en silence, pour bouder ou pour « décompresser » et jouir, si possible, de quelques moments de paix. Mais le silence qui découle d’une telle injonction, n’est pas normalement, le silence donc je parle ici. Car le silence dont je parle en ce moment, est un silence habité, un silence qui est communion avec Dieu, un silence qui a pour but d’entendre la Parole de Dieu; d’entendre Dieu nous parler.

Regardons maintenant ce que donne la phrase de Mère Teresa, lorsqu'on la cite à rebours. Voici à nouveau la phrase: 

« Le fruit du silence, c’est la prière; le fruit de la prière, c’est la foi; le fruit de la foi, c’est l’amour; le fruit de l’amour, c’est le service; le fruit du service, c’est la paix. »
(Sainte Mère Teresa)

Et maintenant, citons-la à rebours: 

« Tu veux la paix? Met-toi au service des autres; sois le serviteur de tous. Tu veux devenir serviteur ou servante, laisse d’abord l’amour entrer en toi. C’est l’amour qui t’incitera à servir et qui te fera servir ton prochain. Mais quel amour? L’amour « agapè », l’amour qui vient de Dieu et auquel tu ne peux puiser que par ta foi en Dieu, l’amour que Jésus déclare être le plus grand: celui qui incite quelqu’un à donner sa vie pour ses amis (Jean 15, 13). C’est ta foi en Dieu qui te mettra en contact avec l’amour agapè. Comment développer une foi robuste et contagieuse? Par la prière. La foi est un don reçu au baptême, mais un don que l’on doit demander sans cesse. La prière te fera obtenir ce don. Mais quelle prière? La prière qu’on ne prononce pas du bout des lèvres, la prière qui vient du fond du cœur, la prière qui naît du silence. Puisque la prière est essentiellement union à Dieu, elle nécessite le silence. Si tu veux entendre Dieu parler directement à ton cœur, tu dois faire silence, comme l’ont fait Jésus, Marie, Joseph et tous les saints et saintes depuis deux mille ans. Et comme l’ont fait tous les prophètes avant la venue de Jésus.

Quelle est la conclusion à tirer de tout cela? Quelle est la leçon à tirer? Si nous voulons évangéliser notre monde moderne, nous devons avoir recours à un moyen qui s’est avéré infaillible au long des siècles: le SILENCE.

Notre monde a plus que jamais besoin de silence. Jamais jusqu’à maintenant les habitants de la planète terre n’ont autant manqué de silence. Et on se surprend que les gens aient de la difficulté à croire en Dieu. On dit souvent que la politesse consiste entre autres choses, à ne pas parler en même temps qu’une autre personne. Or Dieu est la politesse incarnée. Plus poli que Lui, je ne connais pas. Dieu respectera toujours que j’allume la radio ou la télé en me levant le matin et que ce soit même le premier geste de ma journée. Mais Il désirerait sûrement qu’il en soit autrement. La grande majorité des gens ne jouissent même pas de dix secondes de silence volontaire par jour.

Depuis des années, l’Esprit Saint me chuchote à l’oreille d’organiser pour mes paroissiens des journées de silence dans un monastère. Et depuis des années, je fais la sourde oreille. Je sais pertinemment que ce serait un des plus beaux cadeaux à faire à mes paroissiens. Mais pris dans le brouhaha de la vie, je ne mets jamais à exécution cette inspiration divine. J’espère vraiment que le blogue que je suis en train d’écrire, me poussera à l’action et que dès le début de la prochaine année pastorale, je mettrai à exécution ce projet. Les gens sont très peu habitués au silence et une journée de silence peut facilement leur sembler une montagne à franchir. C’est pourquoi il serait de mise que la paroisse défraie une partie des coûts pour une journée passée dans un monastère. Sans cette aide financière, je doute que plusieurs personnes se laissent convaincre de la nécessité d’une vie de silence pour développer la vie divine en nous. De plus, le fait que la paroisse paye une partie du montant, montre, sans le dire, que le curé et son équipe jugent très important de vivre une telle expérience. Le non verbal est très important pour la mission. Nous devons aussi apprendre à mettre l'argent que nous donnent les paroissiens au bon endroit. Il faut arrêter de mettre la grande majorité de l'argent recueilli chez nos paroissiens, dans des structures de béton. L'argent devrait servir d'abord et avant tout au plus grand bien des paroissiens: à commencer par le bien de leur âme. Et, tout compte fait, quand nous disons que c'est la paroisse qui devrait défrayer une partie des coûts d'un ressourcement dans un monastère, nous disons dans les faits que ce sont les paroissiens qui défrayent une partie du cadeau qui leur est fait. C'est leur argent qu'on utilise pour leur rendre le plus grand des services. 

Priez Dieu de me conserver ces sentiments et ces désirs; et surtout priez pour que la prochaine année pastorale nous lance en mission grâce, entre autres choses, à des expériences de silence. Jésus, après son baptême dans le Jourdain, est allé quarante jours dans le désert, pour vivre une expérience de silence et d'union à Dieu, qui a solidifié son amour pour le Père et qui l'a propulsé ensuite sur toutes les routes de la Galilée, de la Samarie et de la Judée. Toute mission naît d'une RENCONTRE; or la rencontre du Dieu de Jésus Christ se vit normalement dans le silence. C'est très souvent au cours d'une retraite (jours de silence où l'on médite la Parole de Dieu), que des gens ont entendu un appel particulier de Jésus et ont eu la force d'y répondre. 

Jésus est né dans le silence de la nuit et Il est ressuscité aussi dans le silence de la nuit, loin de la rumeur des hommes. 

(1) 

Dieu ma joie: Le désir le plus profond

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